Myanmar, Yangon

20/1

Yangon

Yangon fait peau neuve. Déjà l’aéroport, flambant neuf, donne cette impression. Partout on voit des façades rénovées et cet air tristounet d’il y a 2 ans a disparu. Plus le ron-ron des générateurs dans la rue, non plus. le courant électrique étant fiablement rétabli.

une façade toute neuve

Je m’occupe en premier de mon voyage à Mandalay. C’est bon, j’ai une couchette dans le train de midi du lendemain.

Ensuite, il me faut des Khyats. Tout le monde change ses dollars sur le marché et évite les banques qui donnent un taux d’échange ridicule pour des raisons politiques. Cent $ me rapportent 830 Kh. C’est moins qu’il y a 2 ans mais le dollar a bien faibli ces derniers temps. Mais le Myanmar subit une petite inflation et je préfère changer 200 $ pour les besoins des jours à venir.

Avant midi, j’ai encore le temps de regarder mon courriel au « Castle ». on y accède par un curieux escalier double en miroir. Ce que la maison, elle, est double où l’une moitié est l’image miroir de l’autre. Sauf que la moitié de droite est en piteux état.

escalier en miroir

J’apprends, hélas, que mon ami Jacques est décédé entre temps d’un AVC, âgé de 92 ans. Mes pensées sont avec lui…

Je prends un petit repas au « Shan Noodle Shop 999 » et rentre à l’hôtel.

La température à Yangon est plutôt fraiche les matins et soirs, mais ça chauffe tout de même entre midi et 16h. Je me mets à l’abri pendant ma sieste.

21/1

Mon train est à 12h15. Je fais mes valises et prépare un peu la suite de mon voyage : De Mandalay et environs j’irai par le petit train vers l’est : Pyin-U-Lwin, Hsipaw et Lashio. Et retour sur Mandalay. Le lac d’inle – peut-être ?

Vers l’ouest : Monywa, Pakokku et Bagan.

Puis retour direction sud. On verra.

22/1

Mandalay

Le train part à l’heure prévue. J’ai tout juste le temps d’ingurgiter un mohinga (nouilles épaisses, quelques « bribes » de poulet, sauce) et c’est parti. Je partage mon compartiment de couchettes avec un couple sympathique de Montauban.

Le wagon couchettes est un peu déglingué : on a un ventilo obstinément à l’arrêt, un éclairage « imposé » – obligé de dévisser le tube fluo pour pouvoir dormir -, ne parlons pas des WC…Bref, le prix du billet, 40$ allant au gouvernement, me semble très exagéré.

Nous étions constamment démarchés par des vendeurs ambulants qui étaient convaincus que sans boire une bière et manger quelque chose toutes les cinq minutes, on allait mourir de soif ou défaillir…Il fallait fermer la porte du compartiment à verrou pour avoir un peu de paix.

La voie, étroite, est en triste état, nous aurons pas besoin d’être bercés pour dormir, le train le fera.

Départ à midi, arrivée à 4h du matin, ça semble long.

Un taxi partagé nous amène au « Garden Hotel » où j’avais réservé la veille. Le couple de Montauban, aussi, a réussi de se loger là. Le seul hic, je suis logé au 4me étage et les escaliers asiatiques me « tuent ».

Je me mets au lit pour rattraper le sommeil manquant.

22/1 suite

Je me réveille reposé vers 9h, juste en temps pour le petit déjeuner. Je discute avec un gars du « staff » et nous échaffaudons un plan pour l’après-midi. On trouve comme solution une version réduite du « circuit » pour touristes : Ava (Inwa) et Amarapura où se trouve le fameux pont d’U-Bein que je n’ai pas pu voir il y a 8 ans pour raison de réfection.

A Ava, puisque je ne voulais pas payer l’obole de 10$ au militaires pour des visites que je ne ferai pas, je me suis intéressé au soutenement du temple Baya : des centaines de fûts de teck d’un diamètre respectable mettent le temple hors d’atteinte des inondations.

du costaud

On visite aussi le seul bâtiment du palais du roi d’Ava ayant survécu le tremblement de terre qui a tout détruit : une tour qui penche dangereusement.

tour ava

Nous quittons Ava avec le bac qui relie l’île au reste et nous dirigeons vers Amarapura. Cette ville royale héberge moult monastères où les jeunes novices accumulent des « mérites » pour leur familles. C’est marrant de voir ces moines, qui sont encore des gamins, jouer au foot ou au basketball. Un autre activité dans cette ville sont les ateliers de tissage où les métiers à l’ancienne fournissent les plus grandes maisons de couture en tissus de soie. Un de ces métiers occupe 4 à 6 ouvrières et produit juste 0,5 m de tissu par jour. C’est un tissage d’une grande complexité.

L’attraction, ici, est le pont d’U-Bein.

Ce pont est long de plus de deux km et relie Amarapura au temple sur une île. Construit entièrement en teck, il a près de 200 ans. Je fais quelques photos depuis le pont et depuis un bateau.

Un petit thé avec mon pilote et un plat de ces minuscules crevettes du lac et on doit rentrer à Mandalay.

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Bangkok

15/1

Kuta

La traversée de Lembongan à Sanur était un peu mouvementée : vent et grosses vagues. On est tout de même arrivé à bon port.

Je me trouve un taxi sympathique qui me conduit à l’hôtel préconisé par mon ami Teoh, un peu à la lisière de Kuta, côté Legian. Ambiance un peu glauque avec des jeunes sans le sou et des « jeunes » défraîchis de >60 ans. Ce n’est pas évident de rester jeune en age avancé…

L’hôtel est conforme à cette impression. Mais pour une nuit, et à ce prix, à quoi bon chercher mieux ?

Je garde mon Taxi, gentil et à un prix raisonnable, pour le soir et le matin suivant pour aller à l’aéroport.

Mon dernier soir sur Bali, je fais des folies et vais manger du bon poisson à Jimbaran. Dans cet hameau abondent les paillotes à poisson et fruits de mer. Le Poisson était excellent, un « red snapper » (vivaneau), ainsi qu’en petit « plus », le poulpe grillé : délicieux.

16/1

Le matin, aéroport et vol pour Bangkok.

Surprise à l’arrivée. Il y a une queue monstre devant les comptoirs de l’immigration : 1h1/2 d’attente. Ouf, c’est fait. Je me félicite d’avoir réservé ma chambre au Riverview Guest House, comme ça je n’ai pas à m’inquiéter de mon arrivée tardive dans ma chère Chinatown..

17/1

Je dois me procurer mon visa Birman le plus vite possible. Ainsi je prévois la démarche auprès des services consulaires de l’Union du Myanmar pour 9h, l’ouverture des bureaux. Hélas, plein de touristes ont eus la même idée et je fais la queue dans la rue et à l’intérieur un bon bout de temps. Enfin je peux donner ma demande avec 2 photos d’identité, passeport et photocopie de ce dernier en échange d’un numéro d’appel qui met encore 1h pour être appelé…

Bonne nouvelle : je peux récupérer mes papiers dans l’après-midi moyennant un supplément de prix. En tout, le visa dans la journée me coûte 1200 THB (env. 30€). C’est moins cher et plus vite que de passer par une agence au prix d’une attente assez longue en compagnie d’autres condamnés…

Heureusement, les températures à Bangkok sont très agréables pour la saison et moi, qui vient de l’équateur en saison chaude et humide, je suis en pleine forme.

En début d’après-midi, je fais un tour dans le quartier Siam Square pour prendre rendez-vous en vue d’un « check up » de mon implant. Celui-ci va très bien, mais d’après la radio, j’ai deux petits foyers d’infection sous des dents dévitalisées en plus d’une couronne abîmée. Il faut un traitement des racines. On convient donc d’un rendez-vous pour février à mon retour du Myanmar. En attendant je dois encore subir le supplice d’un détartrage soigneux – je déteste !!!

Cela ne m’empêche pas d’aller manger due poisson chat grillé, riz gluant et salade de papaye verte chez une très vivace « fille d’Isan » sur la petite place devant l’église du Saint Rosaire près de mon hôtel.

18/1

Aujourd’hui, j’ai rendez-vous avec Bastien le Québécois devant la forteresse Sulen à Banglamphu. On a prévu de prendre le petit déjeuner ensemble chez un « expat » autrichien qui fait son pain « biologique » lui-même. Fermé pour redécoration – Bangkok est en train de faire peau neuve et investit sérieusement : ouverture de la liaison par train aéroport-Bangkok par exemple.

Ce matin, il fait un temps absolument splendide et nous nous promenons dans un quartier en marge de l’odieuse « thanon Khao San ». Bastien espère trouver l’hôtel idéal, le sien lui semble un peu cher pour un séjour prolongé. Ici se construit la « nouvelle garde » de l’hôtellerie : derniers conforts en plus, prix moyens (voire bas) mais sans le « toucher » Bangkok, toutefois.

Ensuite, on prend le bateau exprès vers mon coin de la ville en bas du quartier chinois. Bastien apprécie la belle vue de la terrasse du 8ième étage de mon hôtel mais semble préférer l’ambiance de Banglamphu. Après un repas au « Golden Duck », du canard goûteux sur du riz, je l’accompagne au bateau et on se dit au-revoir-et-à-la-prochaine.

19/1

Mon vol pour Yangon (Rangoon pour les ancêtres) est à 16h30. J’ai tout mon temps pour préparer mes bagages, régler ma note et prendre le chemin de la gare Hualamphong d’où part le bus de l’airport express.

Vol sans histoire dans un A320/200 d’Air Asia et arrivée dans l’aéroport tout neuf de Yangon. On a gagné une demi-heure de jour de plus. Mon hôtel, le Beautyland II, m’a gentiment envoyé un « pick-up ». Et voilà, la journée est finie.

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Nusa Lembongan

11/1

Nusa Lembongan

Après un bon petit déjeuner, je dis au revoir à la famille du Shana et à Bastien. Bientôt le shuttlebus est devant la porte et c’est parti – d’abord pour un tour d’Ubud puis la route pour Sanur. D’ici partent les petits bateaux allant sur l(île de Lembongan.

Arrivés à Sanur, nous embarquons aussitôt. La mer est plutôt calme et la traversée ne prend qu’une grosse heure.

J’ai de la chance : le « Pacific Inn » où j’habitais l’année dernière a encore une chambre – la plus belle. On me la donne à prix d’ami. Parfait !

Là-dessus il est midi et la patronne me prépare gentiment un Mie Goreng. C’est le plat passe partout en Indonésie, le Nasi Goreng, à base de riz, lui fait un peu concurrence.

Il est maintenant l’heure de tester le lit pendant une petite sieste. Avec le beau soleil qu’il fait, il faut rester à l’ombre en début d’après-midi ! Ce lit est parfait, comme l’est toute ma chambre, vestibule et grande salle de bain. J’ai même un rockingchair chair !

Ensuite, je fais le fainéant sur les transats de bord de mer. Puis une petite promenade dans Jungutbatu, le premier village quand on arrive. Le deuxième, dépourvu de hébergements porte le nom de l’île : Lembongan.

L’île a quelques pistes en macadam, tellement étroites que, quelques triporteurs exceptés, c’est le royaume des vélos et motos. On peut aussi marcher à pied,mais attention aux raidillons, l’intérieur est assez montagneux…

Depuis l’année dernière, on a vu arriver quelques cafés internet et je profite pour vérifier mon courriel.

Ce soir, un orage monstrueux, qui a mis du temps à arriver, s’est abattu sur Jungutbatu, des éclairs comme une centaine de revues de presse, toutes en même temps, coupure d’électricité et inondation générale. On n’avait qu’aller se coucher.

12/1

visite à Cenigan

Ce matin, j’ai eu mon scooter que j’avais demandé la veille. Je pars peu après le petit déjeuner, direction : le village de Lembongan et le petit pont suspendu jaune qui relie Lembongan à Cenigan.

L’orage a laissé pas mal d’eau et de sable sur la route et je fais très attention. Un autre danger sont les micro-camions qui ont apparu depuis l’année dernière : ça prend toute la route…

Le petit pont suspendu est toujours debout et me voilà sur l’île voisine. Cenigan. Elle est coincée entre Lembongan et la plus grande : Nusa Penida. Je vais visiter cette dernière demain.

Je fais un arrêt café au Kopi Break Shop et salue la petite famille. Le bébé de l’année dernière a déjà 2 ans et demi et madame attend un deuxième. Accueil chaleureux.

un petit garnement!

Cenigan commence a être découverte par les touristes : quelques maisons en plus et quelques warungs. Le projet d’hôtel à Cenigan point, moribond l’année passée, a été ressuscité et les travaux vont bon train. Dans quelques années, on aura élargi les chemins et le petit pont et il y aura des voitures partout…

Il faut dire que cette petite île a des attraits certains : de belles baies à eau turquoise et sable blanc , de beaux rouleaux pour les surfeurs et des falaises abruptes et romantiques.

falaises de Cenigan point

plage des surfers

je déjeune au « kopi Break » et rentre faire ma sieste.

A 17h débute la grande cérémonie au temple. Cette fois-ci, j’ai le Sarong réglementaire, le bandeau en ceinture est prêté par madame qui m’aide également à nouer le Sarong comme il faut.

Je ne comprends que peu de la cérémonie. Je décèle tout de même plusieurs étapes : mouvements de nage, les mains ouvertes vers le ciel, geste de laver les mains, le visage. Entre ces gestes rituels, le « prêtre » ? entonne des mélopées assez périlleuses, passent aussi des aides qui aspergent les croyants d’eau et donnent des grains de riz.

cérémonie au temple

Il y a tout un passage où, baguettes d’encens allumés, on présente des fleurs au ciel après les avoir passé dans la fumée odorante. On les met ensuite derrière les oreilles ou dans les cheveux. On se colle les grains de riz au front. Encore une aspersion généreuse et tout le monde rentre chez lui.

De l’eau, des fleurs et du riz, c’est simple…mais sympathique.

Puisque je ne comprenais pas les paroles, j’ai pu apprécier d’avantage la musique de l’orchestre Gamelan. Je vous garantis, Glass n’a rien inventé !

13/1

Après le petit déjeuner, Froggy vient me chercher pour aller en bateau sur l’île de Penida. C’est la plus grande du trio et un peu oubliée par le tourisme. Pour encore combien de temps ? En partant de Lembongan, on aurait eu une très belle vue sur les sieurs des volcans : gunung Batur et gunung Agung si les nuages et la brume ne cachaient presque tout.

batur et Agung dans leurs brumes

Arrivé à Toyapakeh, le premier des deux vrais villages (l’autre est Sampalan) j ‘ai pu négocier un très bon prix avec un autochtone pour visiter l’île. En moto, moi derrière et Nas au guidon. Contrairement à l’avis de mon « Lonely Planet », la grande majorité des petites routes sont en assez bon état. Mais c’est un terrain montagneux et la moto a toutes les peines à grimper.

D’abord, cette île est un vrai bijou !

Les cultures de cassava alternent avec des palmeraies, bananeraies, mais très peu de riz et la forêt tropicale. Cet îlot calcaire est entrecoupé par des vallées profondes. Les petites routes suivent comme elles peuvent ce profil hachuré.

Après une courte visite du marché de Sampalan, nous commençons une longue montée vers un temple de montagne sur le point le plus haut de Penida (600m). Nous passons quelques éoliennes (station expérimentale?) et quelques m2 de panneaux photovoltaïques. Pas de signe d’activité…

Ce temple, assez étendu pour une si petite île, avait, hormis nous, juste un autre visiteur.

temple de montagne

détail

Cap sur la cascade. Elle verse directement dans la mer, ce qui est plutôt rare. Je l’ai vu d’en haut mais opté contre la descente de 400m de dénivelé par un escalier raide et glissant pour voir son point de chute…

Entretemps, je commençais a sentir l’effet des cahots de la route sur mon tendre fondement d’ex-motard. Une baignade sera le meilleur remède contre ça ! En route pour « Crystal Bay Beach ».

Ah, que l’eau est agréable ! L’endroit est presque désert. Un groupe de jeunes d’Hawaï nous rejoint un peu plus tard. Sinon, il y a une dizaine de petits du village voisin qui nous assaille pour vendre quelques bijoux, très mer.

crystal bay

une plage de rêve

Il est temps de rentrer à Toyapakeh et remplir les estomacs. Froggy arrive et me ramène à Lembongan. Cette île doit être inscrite sur les tablettes des vacances parfaites !

14/1

C’est mon dernier jour sur Lembongan. Je vais faire le tour de l’île dans le sens des aiguilles d’une montre en commençant par la forêt de mangroves. Ici, je prends encore une dose de liquide chez Made sous forme d’un bon café balinais accompagné de cacahouètes fraichement grillées en compagnie de quelques gousses d’ail. Une petite plage à eaux calmes et très limpides invite à espionner les poissons habitant les mangroves.

mangroves

Ma route continue côte sud. Elle se trouve régulièrement inondé par la marée, elle traverse les mangroves.

Bientôt les mangroves cessent et l’industrie d’élevage des algues reprend ses droits. Il faut s’habituer à cette odeur des algues qui sèchent entre mer et route.

Une dernière visite chez mes amis du « coffee break ». Ici, je prends mon dernier déjeuner sur l’île : des brochettes de poisson mariné haché finement qui entoure les petites baguettes de cœur de bambou tendre. Hmm !

la petite familie du kopi break

Et je rentre. C’était une très belle journée et le coucher de soleil se montre digne d’elle.

15/1

Adieu Nusa Lembongan, Nusa Cenigan et Nusa Penida. Ici, la vie est encore simple. Pour combien de temps encore ?

 

Mon bateau qui me ramène sur Bali est à 8h (heure balinaise et flexible… )

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Retour à Bali

6/1/2011

Adieu à Gili Trawangan.

Tôt ce matin, à 5h, même Trawangan a subi le déluge. Mon bateau pour Bali étant à 10h au plus tôt, je m’en fous un petit peu et j’attends la fin dela douche dans mon lit, non, mais !

Effectivement, vers 8h, voilà un beau soleil arrosé par de grosses gouttes éparses fait son apparition. On dirait une pluie à la Debussy…La nature étincelle, fraîchement lavée.

Ablutions, valise, petit déjeuner et je suis prêt. Je dis au revoir à mes hôtes et me joins aux autres passagers pour Padangbai. Il sera à l’heure – balinaise, c’est à dire 1h en retard ;

Au retour, la mer est un peu plus agitée : ça clapote pas mal quand le bateau saute les vagues (1500 cv, ça déménage).

Arrivé à destination, je retrouve ma chambre et la bienvenue au Dharma Homestay. Je déballe en vitesse et prends la direction du Warung de Martini ; ce que je commence à avoir drôlement fin !

Un mie goreng spécial et un thé complet (gingembre, citron vert et miel) ont un effet très bénéfique sur mon état général.

Coincé chez Martini par une nouvelle pluie, je suis obligé d’y rester jusqu’à 16h. Très bien, j’ai une discussion intéressante avec un Canadien, très déçu de la direction politique qu’est en train de prendre l’Amérique du nord. Il donne peu de chances à la réussite d’Obama. Je ne peux lui donner tort.

De retour à mon auberge, le suédois du rez-de-chaussée m’offre une giclée d’arrak (excellent) dans mon thé. Nous sommes rejoint par le fils de l’établissement et un expat autrichien – de vraies vacances internatonales, quoi.

Sur ça, il est temps d’aller se sustenter ; Où ? Martini’s bien sûr !

Un coup d’internet et basta.

7 /1

Aujourd’hui, je dois refaire ma caisse de voyage. Le seul distributeur, digne de ce nom, se trouve à Klungkung, l’ancienne capitale du royaume idoine.

Ces rois ont fui Jawa sous la pression islamique, il y a fort longtemps. Aujourd’hui leur palais à est quasiment en ruine et la ville mène une vie plutôt rurale, ayant oublié son passé glorieux.

la grande place à Klungkung

Son marché, par contre, est très étendu. Partout il y a des stands vendant des fleurs pour la confection des offrandes -l’offrande est un « marché » énorme à Bali.

des fleurs pour les offrandes

Le fruit de saison est (malheureusement) le salak ou fruit serpent, que je n’aime pas vraiment.

Pas moyen de trouver de mangoustans ou des maracuja.

Nous sommes de retour à Padangbai pour midi. Martini a acheté de nouvelles tables, elle attend vaillamment les clients.

La journée reste un peu grise et je passe l’après-midi en bouquinant. Cela ne vaut pas l’effort d’aller à la belle plage de White sands. Pourtant, à elle seule, elle justifie mon retour à Padangbai

8/1

Adieu à Padangbai

Je vais prendre le shuttlebus pour Ubud vers midi. Je peux me laisser le temps de déjeuner avec la famille australienne et Thomas, l’Allemand.

Puis il est temps de dire au revoir à Martini et sa famille. Une photo est en ordre comme souvenir de ces quelques jours tranquilles.

Martini's

Et c’est le départ pour Ubud.

8/1 suite

Ubud

Le bus me dépose à l’entrée de la rue Gouthama où se trouve l’auberge Darta. Les communications par e-mail ayant un peu foiré, il n’y a plus de chambres – il est vrai que j’arrivais un peu plus tard que prévu. Mais ce n’est pas un problème à Bali! On me loge en face, toujours la même famille, et j’ai un petit pavillon-temple tout à moi. Parfait.

Je me requinque en rattrapant mon déjeuner manqué au « Warung Lokal » avec un Cap Cay délicieux – une soupe avec plein de légumes.

L’ami de mon ami Bernard, Bastien, un Québécois arrive peu de temps après. Lui et moi, tout juste sorti de table, on organise déjà le dîner…. Pas raisonnable.

L’a famille qui m’héberge m’aide à régler tous mes petits problèmes courants : réparer la fermeture éclair de mon short, billet de bus plus bateau pour mon départ dans deux jours etc. On me dirige même sur une pédicure pour revoir un peu mes ongles qui ont pris un coup. Sympa !

Au dîner on organise pour demain avec Bastien un test critique du fameux cochon farci : babi guling. On ne se dégonfle pas et se donne rendez-vous pour demain à la meilleure adresse pour ce plat : au Ibu Oka (la mère Oka)

Voilà, tout est réglé et je vais me coucher sans aucun souci.

9/1

Ce matin, un soleil brillant inonde littéralement le jardin du Shana Homestay, je prends un bon petit déjeuner sur ma terrasse. C’est tout de même la grande classe.

Ce matin passe très vite…Il est 11h15. Il faut se dépếcher : On nous trouve, Bastien et moi, devant le célèbre Warung de la mère Oka. En arrivant tôt comme ça, nous avons encore trouvé une table. Il est vrai que depuis ce Warung est paru sur les télés du monde, il est pris d’assaut. Ils préparent chaque jour 6 de ces croustillantes bêtes.

Notre cochon arrive, porté par deux cuistots sur une grande planche. La bête arrive par la rue du lieu de rôtissage, un peu plus loin. Ainsi, tout le monde peut l’admirer. C’est un peu comme à la cour de Versailles où le mets était d’abord annoncé par le maître d’hôtel, puis montré, en triomphe (funeste…) à tous les convives.

Bref, cette délicatesse est posée sur la table du comptoir et découpé en moins de deux :

vue sur la bête

Nous avons commandé une portion « standard ». Genre dégustation, on nous a mis un peu de couenne, de la viande qui fond dans la bouche, la farce de légumes et herbes aromatiques hâchés, un bout de boudin et la dose de riz qui accompagne ici un repas arrosés d’un jus légèrement pimenté.

Pour le dire tout de suite, le goût est exquis, la renommée de Ibu Oka n’est pas usurpée !

Après ce festin, on a envie de refaire la queue pour prendre du rabe…

Nous nous contentons de faire la si este aurour de la piscine d’un des hôtels des plus huppés d’Ubud jusqu’à l’arrivée de la pluie de fin d’après-midi. J’arrive à la maison sans trop me mouiller. La pluie continue et nos plans tombent à l’eau : on « fait » un peu d’internet et se retrouve, avec les habitués, à notre Warung préféré.

10/1

C’est ma dernière journée à Ubud.  Ces déjeuners sur ma terrasse me lassent – blasé, va! Encore, il fait extrêmement beau aujourd’hui. Mais lje pense que l’orage journalier est déjà planifié pour 16h…

Pour midi, on se prévoit un repas au « Bebek bengil » (Dirty Duck). Que mange-t-on là? Ben voyons: du canard!

Le plantipède est servi croustillant à souhait après un long séjour dans des arômes secrets, puis rôti. C’est excellent!

Je déclare que j’ai fait le chemin de chez moi au restaurant et le retour à pied.

16h « et voilà la pluie »

Le prochain billet sera sur l’île de Lembongan. Là, point de connexion internet. Donc, je l’enverrai une fois sur Bali de nouveau.

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Autour Lombok

2/1/2011

Le tour de Lombok

Nous partons vers 9h. La pluie menace, nous la fuyons et commençons notre tour en direction Kuta. A Cakranegara, une ville « quartier » de Mataram, nous pouvons voir un marché traditionnel en pleine activité. A noter que la carriole à cheval n’a pas disparue :

charrette

On trouve beaucoup de fruits secs dans les étals

marché

Nous passons le nouvel aéroport international – il entraine pour nous une section de route en travaux épouvantable. D’un autre côté, il y aura l’arrivage direct de vols internationaux sur Lombok à partir de juin 2011. La piste de Denpasar n’autorise pas les grands porteurs.

Ensuite nous nous arrêtons à une entreprise artisanale de tisserands. On y fabrique le fameux tissu Ikat sur des métiers presque primitifs

métiers

Peu avant Kuta, il y a un village Sasak typique :

demeure Sasak

Les Sasaks sont la population d’origine de l’île, depuis, il y a eu arrivée de musulmans. Apparemment, la coexistence ne pose aucun problème…

Kuta

Une différence par rapport à Senggigi : un soleil vaillant. Ouf, ça commençait à me manquer. La région est fière de tout un chapelet de plages de sable blanc plus parfaites les unes que les autres. Celle où Nathan, mon chauffeur, me dépose, est une des plus belles.

vue est

vue ouest

Évidemment, une telle richesse de beauté attire les promoteurs. Il y a déjà un Novotel, à quand toute l’installation touristique « internationale » ?

Nathan va loger chez des amis et me laisse au « Seger Reef Homestay ». Adresse impeccable ! En face, directement sur la plage, se trouve un café sympathique : le « Full Moon ». Le barracuda qu’ils servent est un poème !

Je passe le reste de la journée entre chambre, baignade et café. Parfait !

3/1

Gunung Rinjani (3800m)

Ce matin, à Kuta, soleil, soleil !

Mais cette joie ne devait pas durer…J’étais prêt à 9h pour faire le tour de l’île côté ouest. Alors Nathan, ayant reçu un coup de téléphone, m’annonce qu’il doit rentrer à Senggigi – un boulot à Sumbawa.

De Senggigi, c’est madame qui va prendre le relais et m’amener à Senaru par le bord est de l’île.

Vu le mauvais temps sur cette partie de la côte, je prévois difficilement de belles photos du Rinjani aujourd’hui. Par précaution, je vous donne une vue du Rinjani comme je ne verrai jamais : mauvais temps et le trek de 10km – trop pour mes faibles jambes de vieux – vont reléguer cette photo dans l’imaginaire…

Nous repartons vers midi. Le temps tient toujours, à mon étonnement.

En passant, on s’arrête à Teluk Nara, d’où partent les bateaux rapides. Histoire de mettre au clair mon départ pour Gili Trawangan demain.

Et on continue notre tour. Arrivés au versant nord du volcan, nous commençons à grimper sec et arrivons enfin à Senaru. La vue sur Rinjani est bouchée de chez…

Espérons que demain matin, tôt, va me montrer ce volcan toujours voilé ???

Qui sait. De toute façon, Maria doit passer me reprendre vers 7h. Je règle le réveil à 5h30.

4/1

vers gili Trawangan

A 6h, je suis déjà en train de chasser des photos de ce volcan, toujours caché.

Mon succès est tout relatif :

et un peu plus tard

Mais cette heure matinale me vaut une symphonie de bruits de réveil : les Geckos, les coqs et le bruit de la cascade.

la cascade de Senur

Vers 7h arrive Maria avec son frère qui va conduire sur la partie la plus difficile-Maria, tout en étant bonne conductrice, n’aime pas cette descente raide…

Nous partons sous un soleil brillant qui fait oublier la pluie d’hier. Nous arrivons au port sans encombre et en avance sur le bateau.

Et voilà la pluie, merci madame la Fée…

Sur Trawangan, j’abrège la recherche d’une chambre en prenant l’auberge la plus proche de ma liste. Et me voilà à l’abri aux Sirwa homestay. Plus cher que prévu ni parfait, Mais bon…

La pluie durera encore une bonne heure mais depuis, le soleil est là et bien là !

Baignade dans l’après-midi et un beau poisson grillé ce soir : royal !

5/1

Gili Trawangan

Cette nuit, j-ai mal dormi. J’ai peut-être trop mangé ou la bière ne me convient pas ? J’ajoute un petit repos après le petit déjeuner.

Surmontant mon manque d’enthousiasme, je fais une petite balade de reconnaissance du village. La pluie d’hier est oubliée, mais Lombok à côté est sous des voiles menaçantes

vue de trawangan sur Lombok

J ‘ai l’impression que le coin sud-ouest de cette île est à éviter à tout prix. Le meilleur choix sur Lombok est le beau soleil de Kuta ou la fraîcheur de Senaru.

Comme d’habitude, un Mie Goreng pour midi et une petite sieste complètent cette partie de la journée.

Ensuite baignade ! Que c’est beau de voir Lombok en face sous la pluie…

Ce soir, mon propriétaire m’organise un repas aux crevettes pêchées la nuit dernière. Promis, je vais éviter la bière !

Et demain : retour sur Bali, Padangbai.

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Padangbai et Senggigi

29/12

Padangbai

Le voyage à Padangbai aurait dû être court, même pas une heure. Il n’en était pas ainsi.

Première étape : on  roule 200 m et  on change de minibus. Je sens déjà que je vais souffrir le martyre.  Pas de place, ni pour mes jambes, ni mes pieds.

Deuxième étape : On descend jalan Hanuman, prend quelques passagers et on remonte jalan Monkey forest, d’où on vient, tout en prenant des passagers par ci, par là.

Troisième étape : on redescend jalan Hanuman, prend un dernier (un de trop) client et enfin on s’engage sur notre route. Ce petit tour d’Ubud nous fait déjà des crampes d’une heure. Le reste  se passe normalement et on arrive à Padangbai, je peux me déplier enfin.  Ici, règne la confusion du départ en bateau. Moi, ayant un ticket « open » et reste deux jours à Padangbai avant de prendre le bateau pour Lombok, je crée une petite variation dans l’excitation générale. Enfin, tout à l’air correct et je me mets en quête d’un guesthouse. Mon premier choix, le Dharma GH, est très convenable et a des chambres de libre. La grande famille ici, est très accueillant. Et, surtout joyeuse. On m’offre un thé en bienvenue et je m’installe : c’est parfait.

Sur ces entrefaites, je commence a avoir une faim sérieuse, il est déjà 15h ! On m’indique LE warung où il faut se restaurer : Martini’s

Martini est une petite femme toute ronde et rigolote et , en plus, une magicienne du wok. Même un mie goreng est une symphonie chez elle. Déjà, je l’adore !

Le reste du jour, je rattrapa mon sommeil manqué la nuit d’avant et je bouquine.

Ensuite : Martini….

30/12

Padangbai, où transitent tant de touristes en quête de palmiers, sable blanc, corail et vagues géantes, a un petit «  noyau dur » de tranquillité. Pas mal d’ »expats », européens vivant en Indonésie toute l’année, s’y plaisent et sont chaleureusement acceptés par les autochtones : tout le monde connait tout le monde. Je me sentais tout de suite à l’aise dans cette atmosphère de village.

Devant, la belle plage est occupée par les bateaux de pêche et les vedettes rapides qui font la navette vers Lombok et les Gilis. A côté, un bijou se cache en-dessous d’une falaise : une plage de rêve. Hélas, il faut grimper dur et redescendre. Sous le soleil, c’est un petit peu chaud. La prochaine fois, je me trouverai un ojek (moto taxi) pour y retourner. Mais, j’y retournerai, juré.

Le soir, mie goreng spécial composé par Martini.

31/12

Senggigi

Je pars pour Lombok ce matin et je regrette déjà le calme de Padangbai. Le bateau rapide, 5 moteurs hors bord d’un nombre énorme de chevaux, nous y propulsent en 1h30. Le bateau classique met 4 à 6h…Cela clapote sec sur le grosses vagues, mais c’est supportable.

masques Sasak

Contrairement à Bali, j’ai du mal à trouver une chambre sur Lombok. Finalement, je peux me loger à Senggigi chez Sonya. Ce n’est pas très, très top, mais l’essentiel est là. Et, à 80 000 Rupias (7€) on ne va pas se plaindre. Ils font même une petite cuisine de fortune à la demande. Pas mauvaise du tout.

Je remarque, d’emblée, les femmes sont moins gaies et surtout moins élégantes dans leurs mouvements que les Balinaises. Les Sasaks sont une peuplade plus rude.

Une petite balade d’après-midi me fait découvrir le village. Il est très « teinté » tourisme : bars, boîtes, « soins esthétiques » un peu douteux, vu l’attirail des « masseuses ». Bref, c’est un peu glauque et manque définitivement de classe.

Je vois également, à mon étonnement, passer tout un cortège de véhicules antiémeute, équipés de blindages, canon à flash ball et boucliers genre CRS des grands jours… Qu ‘est-ce qui se trame ?

Ce n’est pas la nuit du nouvel an qui se prépare ainsi ?

Je me couche de bonne heure – on verra bien pour minuit.

A minuit, je fus réveillé par un grand feu d’artifice qui éclipsait aisément celui des humains : un orage épique  se déclenche avec violence. Moi, je reste au lit.

1/1/2011

BONNE ANNÉE !

Ce matin, tout est au ralenti. Puisque le temps verge sur le pluvieux, je remets les excursions à demain et vais « faire » un peu d’internet. Quand je veux partir, pas moyen : orage violent. Il faut attendre que cela se calme un peu. J’arrive tout de même à me faire saucer abondamment sur le chemin de retour. Je reste de nouveau bloqué dans ma chambre.

Vers 5h je peux enfin sortir : direction plage.

la plage de Senggigi

Toute la plage est occupée par les bateaux et cela donne pas tellement envie de se baigner.

Le patron de Sonya’s me propose un tour de deux jours de découverte de l’île. Cela me parait fort bien – je peux voir tout ce que je voulais et ensuite attraper mon bateau pour Trawangan.

Je vais y consacrer un billet sépare.

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UBUD

25/12

Ubud

Ce matin, Cadé et Candi vont me conduire à Ubud. Je prends congé du beau lac et on s’embarque vers 10h.

Je connais maintenant la route suffisamment : on longe d’abord Tamblingan et Bratan par la route de la crête (bord de la caldera), puis on descend par la forêt des singes vers Bedugul sur le lac Buyan. On grimpe de nouveau au bord du cratère pour enfin descendre vers le sud et Ubud. J’avais bien préparé notre chemin dans Ubud et nous arrivions au Sania’s le doigt dans le nez.

L’auberge est éloignée de la rue centrale, la monkey forest road, par un petit chemin. On y est au calme. Accueil agréable et une belle chambre à mi-côteau. Une piscine impeccable est là pour se rafraîchir si besoin.

Une fois installé, je me mets en quête du Warung de mes habitudes – histoire de voir si, des fois, mon ami Teoh n’y déjeunait pas…

Bien sûr, on se rencontre juste devant.

Les filles du Warung (Warung « Lokal ») se souviennent de nous nous accueillent avec le sourire.

On commande notre repas, précédé par le jus de mangue , devenu quasiment rituel.

Peu après Caroline, l’amie de Teoh nous rejoint et nous finissons le dîner à trois.

Nous nous donnons rendez-vous au Lotus Café pour le soir. Mais la très forte pluie qui tombe alors, nous a empêchés de nous retrouver autour du bassin à lotus. Il faut dire aussi que le Lotus avait prévu un grand dîner de noël et que trouver une table pour trois, sans réservation, était illusoire.

Je rentre entre les gouttes de pluie et rédige un peu avant de me coucher.

26/12

Ce matin, Teoh et moi faisaient des chassés croisés : moi, je descendais à son hôtel et lui montait au mien, mais pas par le même chemin… Encore une fois, le warung nous a permis de se retrouver.

En passant, je peux observer la future équipe championne de Bali :

les futurs champions

On a des plans pour demain et nous voyons avec un chauffeur de taxi l’itinéraire de demain. Il s’annonce assez » costaud…

27/12

Une grande boucle

Nous partons ce matin sous le soleil. La première halte nous permet d’admirer de très photogéniques terrasses de riz :

de belles rizières

Ensuite, c’est un très beau temple en bord de rivière. Devant l’entrée, on a de généreux bassins pour les ablutions. Si tôt le matin, on a la place tout pour nous

temple

Une femme avec son bébé contemplent les poissons:

Femme, bébé et poissons

Après, nous nous dirigeons désormais vers le nord. On a des vues bien dégagées vers Gunung Agung et Gunung Batur, qui est notre but ce matin. Malheureusement, je n’ai pas eu le temps de prendre une photo, chose regrettable, parce que, plus tard, les nuages les cachent…

Sur cette route, La jungle et les champs alternent ; ce sont principalement des rizières. Mais ici on plante aussi des cajous, cacahouètes, et plus en hauteur, de l’ail et de goûteux petits oignons. Malgré l’omniprésence du royaume végétal, il est intéressant de constater l’amour des Balinais pour les fleurs et arbustes décoratifs. la moindre petite cabane est ainsi embellie.

Nous nous arrêtons à un temple très renommé : Pura Tirta Empul

Tirta Empul

Ici, j’attrape Teoh en pleine action.

Teoh en forme comme toujours

Pas très loin sur notre itinéraire, nous trouvons le plus ancien monument de l’île : Gunung Kawi .

J’admets que j’ai eu la faiblesse de m’arrêter la descente des centaines marches raides vers le fond de la vallée très encaissée. J’avais trop chaud. Caro et Teoh se sont très bien accomplis de cette tâche.

Arrivés à Kintamani et le majestueux Batur, celui-ci était de nouveau caché par les nuages.

Un orage éclate et la scène vire au décor de théatre de tragédie.

vue dramatique

Ici, nous attendons la fin de la fin du monde en mangeon, pas trop mal, d’ailleurs.

Nous visitons un dernier temple : Pura Besakih.

Il est très étendu, 27 bâtiments se sont agglomérés au fil des années. Un imposant escalier mène à un premier groupe de pagodes.

l'entrée

une porte

C’est le dernier temple pour aujourd’hui et moi, je suiçs bien fatigué. Teoh et Caro, pas du tout…

Nous empruntons pour le retour la très pittoresque route de la vallée de Sidemen : une orgie de forêt vièrge, de rizières et de plantations de cajou. Magnifique !

Nous passons l’ancienne ville royale de Klungkung, assez paysagée, et tombons sur une cérémonie en pleine rue dans un village.

pauvre offrande...

Cela nous donne faim et nous décidons de faire un dîner aux chandelles en mangeant du Bebek betutu (canard rôtie), plat légendaire. Facilement un des meilleurs que je n’aie jamais mangé.

Bien nourris, nous nous séparons : Le lendemain, Caro va aller à Denpasar pour s’envoler, Teoh va prendre le bus pour la côte nord, puis Java, et moi, je reste encore une journée avant de prendre le bus pour Padangbai.

28/12

les jardins botaniques

La journée s ‘annonce « tendance pluie » ce matin. Néanmoins, j’arrive à passer la matinée au sec. Visiter un jardin botanique à Bali est comme offrir des gâteaux  à un pâtissier… Bali EST un jardin !

Je vois des plantes intéressantes :

bamboo

une déesse

Sinon, la promenade est très agréable, le long de la rivière et dans les côteaux. Une fois remonté, j’ai gagné largement mon jus de mangue – quel nectar !

Je passe l’après-midi en faisant pas « grand-chose » sauf organiser mon itinéraire vers Lombok, demain.

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Git Git et Gunung Batur

21/12

Bedugul et git-git

Je me suis donné un peu de temps ce matin – on dort tellement bien ici. Seulement les coqs, les moutons et les cochons font un peu de bruit au réveil…

Un petit déjeuner copieux et nous partons.

Aller à Bedugul, c ‘est tout une affaire : d’abord on va en moto au village, puis on monte dans le 4X4 de Candi, un ami de Cadé. La route grimpe ici et surplombe le lac Tamblingan, puis son voisin, le lac Buyan, on passe entre celui-là et le lac Bratan pour arriver à Bedugul.

Ici, on achète quelques fruits au marché et dépose le linge sale et on a le temps pour visiter le jardin botanique.

On y trouve surtout une belle collection de cactus.

un pour Skal

un très imposant

Malheureusement, ce n’est pas le moment propice pour voir la grande collection d’orchidées. C’est leur période de repos et la serre est bien verdoyante mais sans fleurs. Je n’ai vu que quelques orchidées « en liberté » au bord d’un ruisseau.

orchidée sauvage

Le jardin possède aussi de beaux spécimen de fougères et une bambouseraie étendue.

fougère géante

Faut dire que la forêt vierge est pleine de toute sorte de fougères.

Il est temps d’aller manger la spécialité du lac : du poisson grillé dans une épaisse « gange » d’herbes pimentées. On l’accompagne de riz local – très bio – Tout cela est vraiment goûteux en toute simplicité.

C’est l’après-midi et on a encore les cascades de Git-Git à visiter. Leur hauteur n’est peut-être pas énorme, mais les fortes pluies des derniers jours y ont ajouté un volume impressionnant et bouillonnant.

cascade de Git Git

22 /12

Gunung Batur

Atteindre Gunung Batur et sa double caldera depuis Munduk n’est pas évident. Pourtant le  grand Batur n’est pas loin du tout. Il manque seulement cruellement de routes transversales au centre de Bali, une conséquence de cette région de volcans imposants.

Nous descendons d’abord direction nord vers Singaraja, sur la côte, en passant par les sources thermales sacrées de Banjar pour remonter aussitôt direction sud vers Kintamani. A partir d’ici, on a théoriquement de belles vues sur ce volcan, pas très apaisé, certes, mais les nuages bas nous cachent tout.

Notre destination est Toya Bungkah, sur le bord du lac Batur. Ici, Cadé veux déposer quelques offrandes de fleurs au très renommé temple à côté des non moins réputés sources thermales de Toya Devasya. C’était très drôle de se baigner dans l’eau chaude tout  en prenant une douche de pluie soutenue sur la tête ; que cela ne tienne !

bain

bain sous la pluie

La vue sur le batur n’est toujours pas dégagée, tant pis pour le photographe…

le Batur se cache

Pour le retour, nous passons par le sud, par Bangli, Gianyar, Ubud. Cadé profite pour dire bonjour à sa mère à Gianyar.

A partir d’ici on recommence l’ascension des montagnes vers le nord, ayant contournés les pentes abruptes des volcans du_ centre.

Il était déjà neuf heures lorsque nous rentrons à la  « maison ». Grosse fatigue, les routes sont d’étroites montagnes russes.

23/12

Un jour à presque rien faire.

Aujourd’hui, j’ai besoin d’une petite pause. On va prévoir, juste, une visite à Bedugul avec quelques petites tâches à mener : Laverie, Internet, market et acheter de l’Ikan laut pour ce soir.

Déjà, assez tôt le matin, tout laisse prévoir un temps excellent et ce n’est pas trop tôt !

La journée s’est déroulé presque comme prévue. Sauf, vers 10h arrive Adi qui veut m’accompagner voir son « boss », apparemment très riche et qui se lance dans le tourisme pour étrangers aisés : resort de montagne avec une belle vue sur les volcans au-dessus de Munduk et sur la mer.

Munduk dans la valée

la côte du nord

A 14h j’étais de retour et le programme initial pouvait commencer. Un petit décalage tout à fait normal sur Bali.

Je profite, en chemin, pour prendre des photos du lac.

Danau Tamblingan

Cade et Candi

Laverie : jour de fermeture – je me fais des soucis pour mon T-shirt qui est chez eux.

Marché : Cadé à acheté du fruits de Jacquier et des fruits de la passion (Maracuja). Ils sont énormes, grosseur d’une clémentine, jaunes et d’un goût exquis.

Au retour, nous nous arrêtions prendre livraison de nos poissons grillés et de quelques brochettes de viande de chèvre hachée.

Rentrés, on s ‘est offert un petit festin avec tout cela.

Demain sera un autre jour…

24/12

inscrites sur nos tablettes, c’est la baignade aux sources chaudes de Banar, près de Singaraja.

La journée s’annonce encore plus belle qu’hier et à 10h, ça chauffe sec, même dans les hauteurs.

La végétation a attendue ce moment et la verdure dense des coteaux s’est couverte de fleurs de couleurs éclatantes. C’est presque du mauvais goût…

Les pics volcaniques ont mis de côté leur bonnet de nuages et se montrent dans toute leur splendeur.

Nous nous arrêtons en cours de route prendre la mère de Candi, notre conducteur, qui doit se rendre chez le médecin à Singaraja.

Ensuite, on l’amène avec nous aux thermes. Cadé et la mère se baignent toutes vêtues – c’est très courant sur Bali. L’eau chaude est très relaxante et je suis assez flagada en sortant du bain. Malheureusement, j’ai lassé l’appareil de photo avec les autres affaires sous clé au vestiaire ; donc pas de photos cette fois ci (il y en a sur le blog de l’année dernière, c.f. Lovina).

Au retour, première halte au marché de Seririt pour prendre un petit lunch (saté, soto ayam=soupe de poulet).

La Halte suivante : achat de durians et de fruit de Jacquier – c’est une affaire qui prend du temps, on est très critique sur la qualité du durian ici.

Un peu plus tard, nous déposons la maman de Candi chez elle : café, petits gâteaux et test du durian acheté : il est bon, un peu du côté sec déjà. On va voir ce que donne celui d’avant hier.

Les trois copines (75 ans) habitent ensemble. Ici une photo avec Cadé :

sur le véranda

Un des gamins nous a apporté un fruit de Jacquier, très beau

Jacquier

Nous faisons nos adieux et rentrons par cette route qui ne cesse de tourner et grimper. Sur la crête surplombant le la, il fait déjà moins chaud : agréable.

Un petit repos allongé et je suis prêt à affronterla soirée. On va descendre à Bedugul et manger une dernière fois (pour le moment) de ce bon poisson du lac grillé lentement : un vrai repas de noël !

25/12

Vers Ubud

C’est le matin du départ. Ce matin de soleil et de gouttes d’émeraudes ne facilite pas les choses…

Un dernier petit déjeuner copieux et les derniers « règlements de compte », il faut bien que le touriste paie, et nous quittons cette belle région du centre.

On dit qu’Ubud le « centre spirituel » de Bali, mais son vrai centre est très probablement ce monde de lacs et de volcans majestueux.

Inoubliable !

 

 

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SANUR 19/12/2010

Ca y est enfin!

Je suis a Lovina, en route pour une visite d’un jour du Banau Batur. Nous avons quitte  notre montagne a Munduk pour voir a cote…

Je suis bien arrivé à Sanur, au sud de Bali.

J’ai pu rattraper mon décalage horaire. J’étais fatigué : l’attente à Dubai était éprouvante, on n’ose pas dormir de peur de rater l’embarquement . Ainsi, 4h30 semblent interminables.

J’ai tout de même passé une nuit correcte à Kuala Lumpur et pris le dernier vol pour Denpasar en bon état.

Question confort des avions : Airbus 380 gagne haut la main contre Boeing 777. L’ A320 de l’Air Asia, avec ses sièges en cuir noir et rouge, sur la dernière étape a encore enfoncé le clou : EADS contre Boeing 2 à 0 !

Le temps ici est assez pluvieux, saison humide oblige. On compte environ 3 douches violentes dans la journée . Mais il fait chaud sans excès et on s’y fait.

En plus, les gens ici à Sanur sont extrêmement aimables et CALMES.

C’est la période des cérémonies des temples. Leurs alentours sont très joliment décorés : pas de plastique ici, que du végétal, pliages et tissages à base de feuilles de bambou. Les gens se rendent au temple dans leurs plus beaux sarongs. Les bandeaux  d’un blanc éclatant sur la tête des messieurs, ceints de leurs Khrys des grandes occasions et accompagnés de leurs épouses portant près de vingt kg d’offrandes en équilibre sur la tête, évoquent une fête spéciale.

J’ai consacré une partie de la journée à la visite de Pura Thana Lot, un des temples qui émaillent la côte sud de l’île. Il est perché sur un bloc rocheux un peu au large.

Tanah Lot

Étant donné qu’il y a des festivals de temple un peu partout, le promontoire était noir de monde, le tout sans bousculade en bonne famille.

Visiteurs au temple

Des jeunes m’ont souvent demandé de me faire photographier avec eux à tour de rôle. Et voilà, je les ai pris à mon tour :

trois joyeux lurons

On rentrant sur Sanur, nous nous sommes arrêtés sur une plantation de fruits et de café « bio ». Rien de spécial  sauf que les fruits que nous avons goûté n’étaient pas mûrs  – un comble.

Par contre, j’ai vu pour la première fois du gingembre en fleur, très joli !

fleur de gingembre

Du petit restaurant, on a une belle vue des terrasses de riz de la région. Il est intéressant de voir le changement brusque entre terre cultivée et la jungle. L’eau ne manque pas ici, contrairement à Denpasar où les golfs et les milliers de piscines (en bord de mer!) créent un grave problème…

20/12/2010

Le lac de Tamblingan

Cette nuit, à Sanur, c’était la fin du monde, le déluge. Le bruit de l’eau qui tombe m’a réveillé, impossible de se rendormir avec des coups de tonnerre juste au-dessus de ma tête. Le spectacle s’est prolongé jusqu’au départ vers  Munduk sur le lac de Tambligan au centre de l’île. Ils sont trois lacs, d’origine volcanique, Tamblingan, le plus petit et secret, Buyan et, le plus grand, Danau Batur. L’activité du Agung Batur est encore très récente (1926) et l’ascension reste à condition de la bonne humeur de cette valve de sécurité…

Mon chemin passe par Ubud où il faut changer de bus vers Jingaraja. La route ne cesse de monter jusqu’à la vue du premier lac dans son écrin de pics volcaniques, Aujourdh’ui cachés par d’épaisses nuages – il a plu, aussi ici.

Le bus s’arrête à Begudul sur le Danau Buyan et on me fait signe de descendre :  la ligne ne passe pas par la petite ville de Munduk. Problème, Munduk et mon hôtel se trouvent à une vingtaine de km de montagne. On ne m’a pas dit ca…

La chance est tout de même avec moi :

Le premier gars, en moto,  à qui je demande mon chemin me dit qu’il est de Munduk et plus précisément du hameau où se trouve mon auberge, Asan Munduk. Fort aimablement il me propose de m’y amener sur sa moto. Pensez-vous, avec son bagage et le mien, quelle aventure. Initialement dubitatif sur le succès de cette expédition, j’étais bientôt admiratif aussi bien du conducteur que de sa petite cylindrée : chapeau.

Adi me dépose même dans la cour de mon auberge. La propriétaire, souriante, s’occupe aussitôt de mon cas et prépare, le temps que je remercie Adi, mon gentil pilote, de mon bien-être : d’abord une bonne soupe de nouilles (soto mie) un thé et des petits gâteaux. Puis des fruits.

L’auberge (le Pondok Kesuma Wisata) est sur le chemin qui mène au lac est bien caché dans la forêt tropicale (je pense que je n’aurais jamais trouvé sans l’aide d’Adi!).

Après mon petit repas, je récupère le sommeil manqué cette nuit et suis d’attaque pour explorer un peu.

chemin du lac

bateaux sur Tamblingan

Il y a un petit temple sur la rive:

temple Pura Tamblingan

Le temps de remonter, prendre une douche et bavarder avec un couple d’anglais, il estemps pour le diner.

Puis: le lit!

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