Bagan

2/2

journée de visite  1

Ma carriole m’attend à 9h pile devant l’hôtel. Avant de partir, j’avais plusieurs choses à régler :

– petit déjeuner,

– me faire ouvrir ma chambre,

– vider mon sac pour faire reprendre les coutures,

– commander et payer mon vol pour Yangon.

Ouf,  début de  matinée agité…

Nous partons sur la route direction sud vers le vieux Bagan.

temple en verdure

Dans ce coin, on trouve le plus grand temple de Bagan  (Gawdawpalin Pahto et un temple avec des peintures murales très anciennes (Htilominlo).

peinture murale

Ensuite, je laisse mon carosse et fais le tour d’Ananda et de son marché, très populaires.

marché devant Ananda

Ananda majestueux

 

Ce temple s’élève autour de quatre bouddhas regardant dans des directions opposées. Ici, l’un d’eux de côté.

bouddha

Je rejoins mon équipage non sans prendre un petit thé pour me réhydrater.  Ensuite nous allons vers les rives de l’Ayrawaddy où on trouve le Bupaya, un chedi tout doré

Bupaya

Un autre intérêt de ce  lieu est la plateforme de Bupaya qui surplombe le fleuve et permet de reprendre ses forces en contemplant ce panorama tranquille.

Irawadi

Nous quittons ensuite le site du vieux Bagan et allons au village de Myinkaba pour  un repas et pour visiter un atelier de laques. Pour le premier, ça sera un plat d’excellentes nouilles Shan (nouilles de riz épaisses avec une sauce bien goûteuse), le dernier nous révèle les secrets de fabrication de ces récipients à la décoration complexe – techniquement c’est également complexe et les plus élaborés demandent 17 couches de laque et 8 mois de séchages intermédiaires.

fabrication de laques

J e visite un dernier temple avant de rentrer à l’hôtel. Il a une façade très élaboré :

facade de temple

A l’intérieur on trouve des images du bouddha assez saisissants :

petit Bouddha

bouddha bienveillant

deux Bouddhas en or

La chaleur dans la plaine devient maintenant insupportable et nous rentrons.

Le soir, le restaurant, qui  est censé de nourrir pas seulement les gens mais également l’internet, se montre adéquat en ce qui concerne ma nourriture (poulet cajou) mais déclare forfait en ce qui concerne la connexion. Depuis Mandalay je n’ai pas pu consulter mes messages et vu l’accès au site de l’hébergeur de mon blog fermement interdit : si on avait ce type de censure chez nous, il y aurait bien moins de bêtises qui flottent sur le net.

– Access denied –

C’est le message que m’envoit la censure birmane la plupart du temps quand j’essaye d’éditer mon journal. Certaines images qui ont été bizarrement altérées et le reste de mon journal du Myanmar ont été mis en ligne après mon retour en Thailande.

3/2

jour de visite 2

Ma visite débute aujourd’hui par le groupe de temples près du village Minanthu (Thambula, Payathonzu, Tayok Pye et Leimyethna Paya). Ce groupe se trouve à l’est de la plaine centrale.

détail des coupoles

assez imposant

Il est encore assez tôt et il y a peu de visiteurs : le calme !

Au vu de plusieurs minibus arrivant avec leur trainée de poussière, nous nous engageons vite fait dans un chemin de traverse qui nous mène en direction du vieux Bagan. En cours de route, on a de très belles vues sur les temples de la plaine

groupe de temples

une autre vue

Nous nous arrêtons à un temple à la façade très richement décoré

détail de corniche

Un autre me frappe par son statuaire très varié

côte à côte

émouvant bouddha couché

De temps en temps on a une belle vue sur un temple tout blanc

soleil du matin

splendeur

Un autre temple possède des peintures murales en bon état qui rappellent un peu certains thèmes d’Angkor

peintures murales très variées

Il est l’heure d’aller se sustenter et rallier l’hôtel après une autre visite dans un atelier de laques.

4/2

jour de repos.

5/2

Ce matin, c’est la visite unique de la pagode Shwezigon, située dans mon village, Nyaung-U et facilement à joindre à pied. Je dois dire que cette pagode est plus belle de loin avec son chédi tout doré

A l’intérieur, vu la facilité d’accès, c’est la foire…

Je rentre et me repose un peu en vue de l’expédition prévue pour ce soir : Bagan au coucher du soleil.

Nous partons en trishaw vers les 5 heures direction du temple Puleda. Ce temple, conique, à trois plateformes supportant la stupa, est un peu moins « peuplé » que d’autres sites « coucher », plus faciles d’accès. Il offre une belle vue sur la plaine.

A côté, on a aussi le choix de l’horrible tour qui s’élève au-dessus d’un complexe « super-hôtel ». Cette tour, qui a value à Bagan la déclassification UNESCO, jure avec le style architectural des temples : un cylindre vitré, enveloppé en biseau par un tube en briques – bizarre.

Je grimpe (difficilement, escalier de temple oblige) au troisième niveau et j’attends avec une vingtaine d’autres adorateurs de coucher de soleil-une occupation à temps partiel-que le coucher arrive.

Les temples luisent au lointain, moitié estompés par les brumes du soir

le jour se termine

Enfin, le soleil rejoint les collines de l’autre côté de l’Aeyarwaddi et disparaît très vite, ne colorant le ciel que très peu vu l’absence de nuages qui donneraient une ambiance plus dramatique

coucher de soleil (encore un...)

Et puis nous rentrons. Je me couche tôt parce que je dois prendre l’avion pour Yangon de bonne heure demain matin.

 

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Monywa

2 8/1

Monywa

Très tôt, à 5h, j’embarque sur le bus pour Mandalay. Non sans regretter la charmante ville de Hsi Paw. Le bus est confortable, bien suspendu et pas trop bruyant, idéal pour continuer mon sommeil interrompu.

Je me réveille en temps pour vivre la traversée du chasme de Gokteik que j’ai déjà traversé en train en venant. De loin, on aperçoit une épaisse couche de nuage qui « coule » comme une rivière dans ce « lit » de 200m de profondeur.  Contrairement au train dont le tracé descend en larges boucles jusqu’au viaduc (106 m de haut) côté sud et regrimpe par deux sections de tunnel côté nord, la route est obligée de descendre jusqu’à la rivière par des lacets à couper le souffle (env. une quinzaine). Heureusement, notre conducteur était supercalme et négociait lacets, croisements et dépassements des mastodontes de camions avec une élégance exemplaire.

Nous arrivions sans problème un peu avant 11h à Mandalay. Le train mettait pour 2/3 de la distance facilement 8h.

Ayant rejoint mon hôtel en trishaw, vélo avec un siège face à la route (et éventuellement un siège de dos…),  javais pitié avec ces braves pédaleurs qui se font lentement supplanter par les 4X4, les motos et les « taxis bleus » (vue typique des rues de Mandalay,  pick-up 2-temps de marque Mazda, on n’en voit qu’ici…), je me restore chez Mann, le chinois du coin, et complète ensuite ce qu’il me faut comme sommeil.

29 /1

Je monte dans un joli bus jaune qui m’amènera à Monywa, mais pas tout de suite. On sillonne d’abord les rues de Mandalay pour le remplir tout à fait. Enfin, on met le cap sur l’ouest, sans oublier les arrêts en banlieue. On passe comme ça près de 4 heures pour 85 km…

La route, bosselée à souhait, est ombragée par des rangées d’arbre et on traverse ainsi les plaines sans être  gênés par le soleil. Je sommeille un peu, il n’y a rien à voir sauf des champs à perte de vue.

A Monywa, j’ai failli rester dans le bus et arriver qui sait où.  Ici, les touristes européens sont rares et presque personne parle l’anglais. A force de questionner tout le monde sur l’endroit où nous sommes, j’arrive à établir « statistiquement » que c’est bien Monywa. Je descends vite fait.

Un conducteur de trishaw connait mon hôtel et m’amène doucement au Shwe Taung Tarn en bravant une circulation exubérante et très anarchique. Nous nous arrêtons au nord d’un imposant temple qui semble former, avec le vieux marché  et une tour d’horloge richement décorée, le centre d’activité de la ville.

un magnifique "clock tower"

Mon hôtel, est convenable – quoique l’accueil soit un peu froid comparé à celui,  souriant, dans d’autres autres endroits. Ils ont un restaurant, carte chinoise, qui semble cependant un peu cher mais de bonne qualité.

Le reste de l’après-midi, je me promène en ville et passe un moment à admirer la rivière Chindlwin et les montagnes au lointain. Ensuite, je me mets à la recherche d’une bonne pâtisserie, mais elle est si bien cachée ou mon plan de la ville si imprécis, que je reste bredouille. Tant pis, ça sera pour un autre jour. Je trouve mon petit goûter ailleurs : du thé au lait et une crêpe épaisse que l’on fait cuire des deux côtés dans une poële avec un récipient rempli de braises posé par-dessus. Saupoudrée de sésame, de sucre et de cocos, elle est délicieuse.

30/1

Ce matin, j’ai rendez-vous avec un gars en moto pour aller voir la cave aux milliers de bouddhas. D’abord, je suis obligé de passer par la pharmacie : j’ai une bonne tourista et il me faut un traitement adéquat. Ce petit détail réglé, nous partons en évitant la mafia du bac qui braque les touristes de façon grave. Nous prenons le pont sur le Chindlwin en faisant quelques km de plus.

La première halte est un site de production de cuivre artisanal : Les paysans de ce coin ont vu leurs champs de tournesol empoisonnés par les coulées répétées de boues toxiques venant d’une mine de cuivre très sale : Bravo à l’industriel Canadien qui produit ainsi du cuivre à prix de revient ridicule au mépris des gens du pays et de toute règle écologique…

une exploitation modèle

On a une impression de paysage lunaire.

Les fermiers, n’ayant plus de terres agricoles – pas de dédommagement non plus, évidemment – se sont aperçus que ces boues contiennent encore beaucoup de sels de cuivre.

une mini-mine de cuivre

du sel de cuivre

Ils enrichissent le contenu en cuivre un peu comme les paludiers de Guérande. La sauce est enfin recueillie dans des bacs isolant, construits avec des bâches en plastique. Le cuivre se dépose alors sur de boîtes de lait condensé en  échange avec le fer qui va en solution.

Des boîtes, il ne reste que l’étamage à la fin. Le soir, le cuivre est fondu, le fer restant oxidé et l’étain se met où ? Qui sait…

le lait condense - ca sert

le lait condensé - ça sert

Un « oeillet » rapporte environ 10€ au prix d’un travail pénible dans les boues pas très bonnes pour la santé.

Arrivés à la cave des mille bouddhas, je n’ai pas eu le courage de les voir tous ni les compter, je commence à souffrir sérieusement de la chaleur : il faut s’hydrater en conséquence. Vu que les bosses de la route m’ont également déclenché un mal de dos, on organise un massage au monastère pour après la visite.

Sur les siècles, les caves se sont constamment agrandi et on voit de belles sculptures en bois, des sculptures à même le rocher et des peintures murales très anciennes.

le rocher des caves

sculpture

bouddhas

muraux

Maintenant, très vite, je n’en peux plus, j’ai la tête qui tourne : ombre et boisson, vite !

Ensuite, le massage dans la salle d’ordination du monastère m’a fait un bien énorme et j’ai pu envisager les épreuves du chemin de retour.

J’ai tout de même beaucoup aimé cette excursion,  dont je retiens la vue sur le Chindlwin, les routes ombragées par des Banyan et le site du temple des caves.

A l’hôtel, je traite ma tourista et ce début d’insolation et me mets au lit pour un sommeil réparateur.

31/1

Je passe la journée à récupérer : le début d’insolation et la tourista. Ensuite, j’essaye de mettre mon blog à jour. Peine perdue : Les sites de blog sont très mal vus par les autorités, on le comprend… Ces sites sont donc systématiquement bloqués par la censure. Il me faudra un génie informaticien pour me créer un tunnel par lequel mes quelques lignes de nouvelles peuvent passer anonymement. A Monywa, il ne faut pas y penser.

Je cherche encore un bout de temps la fameuse « cake world », elle reste introuvable… Alors, juste un thé au lait épais…

1./2.

Je me mets en route pour Bagan : Il y a deux étapes principales, en bus jusqu’à Pakokku (soulèvement des moines, il y a deux ans). Le trajet prend bien 4 h bien tassées. En gros, c’est un vieux bus HINO et des routes épouvantables. Puis, fin de la route ici et poursuite du voyage par bateau. 3 h de plus, au moins, cela ne chahute pas…Enfin, un petit amassement de stupas nous annonce la fin du voyage : Nyung-U, tout proche des sites de Bagan. Mon hôtelier m’a envoyé un gars en Trishaw. Le marchandage transport est évité. Il fait très chaud à 16h et je plains le pauvre gars qui pédale.

Le soir, je vais manger à un restaurant internet. Manger et essayer un contact avec le monde n’est pas une mauvaise idée. Hélas, la connexion est tellement mauvaise que je dois me rabattre sur un poulet aux cajous et du riz. On verra demain ?

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Le Pays Shan

23/1

Pyin-U-Lwin

Après un sommeil réparateur – le pont d’U-Bein est long et la balade, plaisante, sur Ava, m’a tout de même fatigué. Il faut bien faire avec l’age que l’on a… –  je prends un taxi partagé pour Pyin-U-Lwin. La route vers les montagnes Shan est agréable et, ma foi, en pas si mauvais état. Intéressant : elle est a 4 voies, mais séparées. C’est à dire que les deux moitiés utilisent par moments deux flancs de montagne différents. Ça grimpe pas mal et la température baisse en conséquence. Quand je descends au « Grace Hotel » je suis obligé de mettre une petite laine. Le staff de l’hôtel est très aimable et me renseigne gentiment sur ce que je pourrais visiter demain.

Pyin-U-Lwin était du temps des « British » la résidence de montagne qui permettait de fuir un peu la chaleur des grandes plaines. Il en restent quelques traces sous forme d’hôtels de style Cannes ou Nice. Il y a une université militaire ici, il ne faut donc pas photographier n’importe quoi sous peine d’ennuis certains. Il y a quelques pagodes et des cascades à visiter. Demain je vais louer une moto pour vadrouiller librement.  Mais qu’il ne fait pas chaud ! Jestime la température à un petit 10 C°, le tout sous un soleil brillant.

24/1

Je pars de pas trop bonne heure vers les cascades Anisakan  qui se trouvent quelques km à l’ouest de la ville, c’est à dire bien plus bas sur la route de Mandalay. Il y a un panneau que l’on peut pas louper. Un petit bout de route à droite et on arrive au point où il faut abandonner la moto.

Les premiers cent mètres me prouvent que cela ne va pas être de la tarte : c’est très en pente et rocailleux. La guide m’annonce ¾ d’heure de descente – je n’ai qu’a doubler ce temps et prévoir 2 à 3 heures pour la remonté. Si, toutefois le bonhomme arrive encore à grimper…

Trois  gentilles demoiselles m’accompagnent et m’aident beaucoup dans les passages difficiles. Même le massage des guibolles fait partie de leurs attentions.

mes guides

Le chutes sont d’une très grande beauté et d’une hauteur impressionnante. Ça  vaut largement l’effort de la descente.

la cascade d'Anisakan

le bassin de réception

Je me repose un bon moment, une fois arrivé en bas. On est tout seuls  au début, mais peu après notre arrivée, d’autres aventuriers arrivent : un groupe d’européens et deux familles (nombreuses) de Birmans. Ces derniers commencent de faire la cuisine toute de suite. Ils sont tous de nature rieuse et, ce sont des Shans, ont le visage rond que l’on retrouve aussi en Chine du sud. On me fait goûter le vin de fraises – Piyn-U-Lwin est fameuse pour sa production de fruits de tout genre – il n’est pas mauvais et très peu sucré, plutôt sec.

Il est temps de penser à la montée  que je redoute ayant fait la descente.

Pour tout dire, j’ai réussi tout juste et avec maintes arrêts pour retrouver mon souffle. C’était la dernière fois que je fais une telle excursion, ce n’est plus de mon âge.

Deux filles de l’hôtel qui sont venues en bicyclette ont du renoncer au tronçon de route qui ramène d’Anisakan vers Pyin-U-Lwin. Je leur ai trouvé un transport, filles et vélos.

Arrivé à bon port enfin, je me nourris d’un plat de nouilles Shan et fais une longue sieste.

Le reste de l’après-midi, je me promène un peu dans la vill – avec ma motocyclette bien sûr, pas un pas de plus aujourd’hui.

25/1

Hsi Paw

Je prends le train pour monter un peu plus dans le pays Shan. C’est plutôt un tortillard qui nous berce de façon inquiétante.

Le plateau Shan est coupé par une très profonde gorge (Pommier, on se retient!) ; Les anglais qui voulaient arriver vite fait un peu partout – ils ont le sens pratique- ont érigé un monstre de viaduc qui, pendant longtemps, était le deuxième pont de chemin de fer le plus haut et le plus long. Il a aujourd’hui un peu plus que 100 ans et se porte plutôt bien, malgré le manque d’entretien. Il est vrai que notre train le traverse au pas. C’est absolument grandiose.

Il est près de 15h lorsque notre petit train entre enfin dans la gare de Hsi Paw.

L’hôtel de Mandalay m’a réservé une chambre chez « Mr. Charles » et je suis très bien tombé ! Tout le monde est aimable et je me sens tout de suite comme chez moi.  Hsi Paw étant à plus faible altitude, il fait très bon – tant mieux.

J’ai encore le temps de faire une petite promenade en ville avant de dîner. Tout est encore authentique. Un seul bémol : Ils sont en train de construire un nouveau pont sur la route de Mandalay-Lashio et tout le trafic des poids lourds passe par le centre ville. C’est temporaire. Depuis le café de la maison noire (une vieille maison en teck sur la rivière) on a une vue magnifique sur la rivière et les montagnes environnantes.

vue sur les montagnes depuis la "Black House"

Je me couche tôt, n’ayant pas encore tout à fait récupéré depuis mon escapade d’Anisakan. Je passe une très bonne nuit et sans les crampes que je redoutais…

25/1

Avec ma moto louée, je mets le cap sur les « hot springs » de la région. L’eau chaude d’une source est captée de la façon la plus simple dans deux petits bassins – presque en pleine nature.

Messieurs et dames dans deux bassins séparés

Au retour je m’arrête à deux temples intéressants. Un, de forme moderne

Un autre, très bien placé en surplombant la route, est très imposant.

De retour à Hsi Paw, je profite en chemin pour l’hôtel pour déjeuner chez « Mr. Food ». Cuisine simple, plutôt chinoise, et de goût agréable.

Sieste ! L’eau chaude ça fatigue.

Vers 16h, je me mets en quête du temple du bouddha en bambou (laqué) et des stupas qui l’entourent. Je me suis trompé de chemin plusieurs fois, mais finalement arrivé à bon port. Le champ de stupas, appelé « petit Bagan », un peu à la légère, est généralement en très mauvais état. Les briques s’effondrent et le stock est ébréché. Mais l’allure générale n’est pas sans charme :

Little Bagan

monastère

Je n’ai pas pu photographier le bouddha en bambou, car il y avait des moines en méditation. J’ai trouvé un autre d’allure presque juvenile dans un écrin voisin :

Bouddha

C’est le coucher de soleil et je rentre.

27/1

Aujourd’hui, je vais juste me promener un peu dans le village. Il y a un très grand marché. Les fruits et légumes vendus ressemblent pas mal à nos marchés. Le climat est proche du nôtre.

Demain, je vais prendre le bus pour le retour dans les plaines chaudes et Mandalay.

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Myanmar, Yangon

20/1

Yangon

Yangon fait peau neuve. Déjà l’aéroport, flambant neuf, donne cette impression. Partout on voit des façades rénovées et cet air tristounet d’il y a 2 ans a disparu. Plus le ron-ron des générateurs dans la rue, non plus. le courant électrique étant fiablement rétabli.

une façade toute neuve

Je m’occupe en premier de mon voyage à Mandalay. C’est bon, j’ai une couchette dans le train de midi du lendemain.

Ensuite, il me faut des Khyats. Tout le monde change ses dollars sur le marché et évite les banques qui donnent un taux d’échange ridicule pour des raisons politiques. Cent $ me rapportent 830 Kh. C’est moins qu’il y a 2 ans mais le dollar a bien faibli ces derniers temps. Mais le Myanmar subit une petite inflation et je préfère changer 200 $ pour les besoins des jours à venir.

Avant midi, j’ai encore le temps de regarder mon courriel au « Castle ». on y accède par un curieux escalier double en miroir. Ce que la maison, elle, est double où l’une moitié est l’image miroir de l’autre. Sauf que la moitié de droite est en piteux état.

escalier en miroir

J’apprends, hélas, que mon ami Jacques est décédé entre temps d’un AVC, âgé de 92 ans. Mes pensées sont avec lui…

Je prends un petit repas au « Shan Noodle Shop 999 » et rentre à l’hôtel.

La température à Yangon est plutôt fraiche les matins et soirs, mais ça chauffe tout de même entre midi et 16h. Je me mets à l’abri pendant ma sieste.

21/1

Mon train est à 12h15. Je fais mes valises et prépare un peu la suite de mon voyage : De Mandalay et environs j’irai par le petit train vers l’est : Pyin-U-Lwin, Hsipaw et Lashio. Et retour sur Mandalay. Le lac d’inle – peut-être ?

Vers l’ouest : Monywa, Pakokku et Bagan.

Puis retour direction sud. On verra.

22/1

Mandalay

Le train part à l’heure prévue. J’ai tout juste le temps d’ingurgiter un mohinga (nouilles épaisses, quelques « bribes » de poulet, sauce) et c’est parti. Je partage mon compartiment de couchettes avec un couple sympathique de Montauban.

Le wagon couchettes est un peu déglingué : on a un ventilo obstinément à l’arrêt, un éclairage « imposé » – obligé de dévisser le tube fluo pour pouvoir dormir -, ne parlons pas des WC…Bref, le prix du billet, 40$ allant au gouvernement, me semble très exagéré.

Nous étions constamment démarchés par des vendeurs ambulants qui étaient convaincus que sans boire une bière et manger quelque chose toutes les cinq minutes, on allait mourir de soif ou défaillir…Il fallait fermer la porte du compartiment à verrou pour avoir un peu de paix.

La voie, étroite, est en triste état, nous aurons pas besoin d’être bercés pour dormir, le train le fera.

Départ à midi, arrivée à 4h du matin, ça semble long.

Un taxi partagé nous amène au « Garden Hotel » où j’avais réservé la veille. Le couple de Montauban, aussi, a réussi de se loger là. Le seul hic, je suis logé au 4me étage et les escaliers asiatiques me « tuent ».

Je me mets au lit pour rattraper le sommeil manquant.

22/1 suite

Je me réveille reposé vers 9h, juste en temps pour le petit déjeuner. Je discute avec un gars du « staff » et nous échaffaudons un plan pour l’après-midi. On trouve comme solution une version réduite du « circuit » pour touristes : Ava (Inwa) et Amarapura où se trouve le fameux pont d’U-Bein que je n’ai pas pu voir il y a 8 ans pour raison de réfection.

A Ava, puisque je ne voulais pas payer l’obole de 10$ au militaires pour des visites que je ne ferai pas, je me suis intéressé au soutenement du temple Baya : des centaines de fûts de teck d’un diamètre respectable mettent le temple hors d’atteinte des inondations.

du costaud

On visite aussi le seul bâtiment du palais du roi d’Ava ayant survécu le tremblement de terre qui a tout détruit : une tour qui penche dangereusement.

tour ava

Nous quittons Ava avec le bac qui relie l’île au reste et nous dirigeons vers Amarapura. Cette ville royale héberge moult monastères où les jeunes novices accumulent des « mérites » pour leur familles. C’est marrant de voir ces moines, qui sont encore des gamins, jouer au foot ou au basketball. Un autre activité dans cette ville sont les ateliers de tissage où les métiers à l’ancienne fournissent les plus grandes maisons de couture en tissus de soie. Un de ces métiers occupe 4 à 6 ouvrières et produit juste 0,5 m de tissu par jour. C’est un tissage d’une grande complexité.

L’attraction, ici, est le pont d’U-Bein.

Ce pont est long de plus de deux km et relie Amarapura au temple sur une île. Construit entièrement en teck, il a près de 200 ans. Je fais quelques photos depuis le pont et depuis un bateau.

Un petit thé avec mon pilote et un plat de ces minuscules crevettes du lac et on doit rentrer à Mandalay.

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Bangkok

15/1

Kuta

La traversée de Lembongan à Sanur était un peu mouvementée : vent et grosses vagues. On est tout de même arrivé à bon port.

Je me trouve un taxi sympathique qui me conduit à l’hôtel préconisé par mon ami Teoh, un peu à la lisière de Kuta, côté Legian. Ambiance un peu glauque avec des jeunes sans le sou et des « jeunes » défraîchis de >60 ans. Ce n’est pas évident de rester jeune en age avancé…

L’hôtel est conforme à cette impression. Mais pour une nuit, et à ce prix, à quoi bon chercher mieux ?

Je garde mon Taxi, gentil et à un prix raisonnable, pour le soir et le matin suivant pour aller à l’aéroport.

Mon dernier soir sur Bali, je fais des folies et vais manger du bon poisson à Jimbaran. Dans cet hameau abondent les paillotes à poisson et fruits de mer. Le Poisson était excellent, un « red snapper » (vivaneau), ainsi qu’en petit « plus », le poulpe grillé : délicieux.

16/1

Le matin, aéroport et vol pour Bangkok.

Surprise à l’arrivée. Il y a une queue monstre devant les comptoirs de l’immigration : 1h1/2 d’attente. Ouf, c’est fait. Je me félicite d’avoir réservé ma chambre au Riverview Guest House, comme ça je n’ai pas à m’inquiéter de mon arrivée tardive dans ma chère Chinatown..

17/1

Je dois me procurer mon visa Birman le plus vite possible. Ainsi je prévois la démarche auprès des services consulaires de l’Union du Myanmar pour 9h, l’ouverture des bureaux. Hélas, plein de touristes ont eus la même idée et je fais la queue dans la rue et à l’intérieur un bon bout de temps. Enfin je peux donner ma demande avec 2 photos d’identité, passeport et photocopie de ce dernier en échange d’un numéro d’appel qui met encore 1h pour être appelé…

Bonne nouvelle : je peux récupérer mes papiers dans l’après-midi moyennant un supplément de prix. En tout, le visa dans la journée me coûte 1200 THB (env. 30€). C’est moins cher et plus vite que de passer par une agence au prix d’une attente assez longue en compagnie d’autres condamnés…

Heureusement, les températures à Bangkok sont très agréables pour la saison et moi, qui vient de l’équateur en saison chaude et humide, je suis en pleine forme.

En début d’après-midi, je fais un tour dans le quartier Siam Square pour prendre rendez-vous en vue d’un « check up » de mon implant. Celui-ci va très bien, mais d’après la radio, j’ai deux petits foyers d’infection sous des dents dévitalisées en plus d’une couronne abîmée. Il faut un traitement des racines. On convient donc d’un rendez-vous pour février à mon retour du Myanmar. En attendant je dois encore subir le supplice d’un détartrage soigneux – je déteste !!!

Cela ne m’empêche pas d’aller manger due poisson chat grillé, riz gluant et salade de papaye verte chez une très vivace « fille d’Isan » sur la petite place devant l’église du Saint Rosaire près de mon hôtel.

18/1

Aujourd’hui, j’ai rendez-vous avec Bastien le Québécois devant la forteresse Sulen à Banglamphu. On a prévu de prendre le petit déjeuner ensemble chez un « expat » autrichien qui fait son pain « biologique » lui-même. Fermé pour redécoration – Bangkok est en train de faire peau neuve et investit sérieusement : ouverture de la liaison par train aéroport-Bangkok par exemple.

Ce matin, il fait un temps absolument splendide et nous nous promenons dans un quartier en marge de l’odieuse « thanon Khao San ». Bastien espère trouver l’hôtel idéal, le sien lui semble un peu cher pour un séjour prolongé. Ici se construit la « nouvelle garde » de l’hôtellerie : derniers conforts en plus, prix moyens (voire bas) mais sans le « toucher » Bangkok, toutefois.

Ensuite, on prend le bateau exprès vers mon coin de la ville en bas du quartier chinois. Bastien apprécie la belle vue de la terrasse du 8ième étage de mon hôtel mais semble préférer l’ambiance de Banglamphu. Après un repas au « Golden Duck », du canard goûteux sur du riz, je l’accompagne au bateau et on se dit au-revoir-et-à-la-prochaine.

19/1

Mon vol pour Yangon (Rangoon pour les ancêtres) est à 16h30. J’ai tout mon temps pour préparer mes bagages, régler ma note et prendre le chemin de la gare Hualamphong d’où part le bus de l’airport express.

Vol sans histoire dans un A320/200 d’Air Asia et arrivée dans l’aéroport tout neuf de Yangon. On a gagné une demi-heure de jour de plus. Mon hôtel, le Beautyland II, m’a gentiment envoyé un « pick-up ». Et voilà, la journée est finie.

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Nusa Lembongan

11/1

Nusa Lembongan

Après un bon petit déjeuner, je dis au revoir à la famille du Shana et à Bastien. Bientôt le shuttlebus est devant la porte et c’est parti – d’abord pour un tour d’Ubud puis la route pour Sanur. D’ici partent les petits bateaux allant sur l(île de Lembongan.

Arrivés à Sanur, nous embarquons aussitôt. La mer est plutôt calme et la traversée ne prend qu’une grosse heure.

J’ai de la chance : le « Pacific Inn » où j’habitais l’année dernière a encore une chambre – la plus belle. On me la donne à prix d’ami. Parfait !

Là-dessus il est midi et la patronne me prépare gentiment un Mie Goreng. C’est le plat passe partout en Indonésie, le Nasi Goreng, à base de riz, lui fait un peu concurrence.

Il est maintenant l’heure de tester le lit pendant une petite sieste. Avec le beau soleil qu’il fait, il faut rester à l’ombre en début d’après-midi ! Ce lit est parfait, comme l’est toute ma chambre, vestibule et grande salle de bain. J’ai même un rockingchair chair !

Ensuite, je fais le fainéant sur les transats de bord de mer. Puis une petite promenade dans Jungutbatu, le premier village quand on arrive. Le deuxième, dépourvu de hébergements porte le nom de l’île : Lembongan.

L’île a quelques pistes en macadam, tellement étroites que, quelques triporteurs exceptés, c’est le royaume des vélos et motos. On peut aussi marcher à pied,mais attention aux raidillons, l’intérieur est assez montagneux…

Depuis l’année dernière, on a vu arriver quelques cafés internet et je profite pour vérifier mon courriel.

Ce soir, un orage monstrueux, qui a mis du temps à arriver, s’est abattu sur Jungutbatu, des éclairs comme une centaine de revues de presse, toutes en même temps, coupure d’électricité et inondation générale. On n’avait qu’aller se coucher.

12/1

visite à Cenigan

Ce matin, j’ai eu mon scooter que j’avais demandé la veille. Je pars peu après le petit déjeuner, direction : le village de Lembongan et le petit pont suspendu jaune qui relie Lembongan à Cenigan.

L’orage a laissé pas mal d’eau et de sable sur la route et je fais très attention. Un autre danger sont les micro-camions qui ont apparu depuis l’année dernière : ça prend toute la route…

Le petit pont suspendu est toujours debout et me voilà sur l’île voisine. Cenigan. Elle est coincée entre Lembongan et la plus grande : Nusa Penida. Je vais visiter cette dernière demain.

Je fais un arrêt café au Kopi Break Shop et salue la petite famille. Le bébé de l’année dernière a déjà 2 ans et demi et madame attend un deuxième. Accueil chaleureux.

un petit garnement!

Cenigan commence a être découverte par les touristes : quelques maisons en plus et quelques warungs. Le projet d’hôtel à Cenigan point, moribond l’année passée, a été ressuscité et les travaux vont bon train. Dans quelques années, on aura élargi les chemins et le petit pont et il y aura des voitures partout…

Il faut dire que cette petite île a des attraits certains : de belles baies à eau turquoise et sable blanc , de beaux rouleaux pour les surfeurs et des falaises abruptes et romantiques.

falaises de Cenigan point

plage des surfers

je déjeune au « kopi Break » et rentre faire ma sieste.

A 17h débute la grande cérémonie au temple. Cette fois-ci, j’ai le Sarong réglementaire, le bandeau en ceinture est prêté par madame qui m’aide également à nouer le Sarong comme il faut.

Je ne comprends que peu de la cérémonie. Je décèle tout de même plusieurs étapes : mouvements de nage, les mains ouvertes vers le ciel, geste de laver les mains, le visage. Entre ces gestes rituels, le « prêtre » ? entonne des mélopées assez périlleuses, passent aussi des aides qui aspergent les croyants d’eau et donnent des grains de riz.

cérémonie au temple

Il y a tout un passage où, baguettes d’encens allumés, on présente des fleurs au ciel après les avoir passé dans la fumée odorante. On les met ensuite derrière les oreilles ou dans les cheveux. On se colle les grains de riz au front. Encore une aspersion généreuse et tout le monde rentre chez lui.

De l’eau, des fleurs et du riz, c’est simple…mais sympathique.

Puisque je ne comprenais pas les paroles, j’ai pu apprécier d’avantage la musique de l’orchestre Gamelan. Je vous garantis, Glass n’a rien inventé !

13/1

Après le petit déjeuner, Froggy vient me chercher pour aller en bateau sur l’île de Penida. C’est la plus grande du trio et un peu oubliée par le tourisme. Pour encore combien de temps ? En partant de Lembongan, on aurait eu une très belle vue sur les sieurs des volcans : gunung Batur et gunung Agung si les nuages et la brume ne cachaient presque tout.

batur et Agung dans leurs brumes

Arrivé à Toyapakeh, le premier des deux vrais villages (l’autre est Sampalan) j ‘ai pu négocier un très bon prix avec un autochtone pour visiter l’île. En moto, moi derrière et Nas au guidon. Contrairement à l’avis de mon « Lonely Planet », la grande majorité des petites routes sont en assez bon état. Mais c’est un terrain montagneux et la moto a toutes les peines à grimper.

D’abord, cette île est un vrai bijou !

Les cultures de cassava alternent avec des palmeraies, bananeraies, mais très peu de riz et la forêt tropicale. Cet îlot calcaire est entrecoupé par des vallées profondes. Les petites routes suivent comme elles peuvent ce profil hachuré.

Après une courte visite du marché de Sampalan, nous commençons une longue montée vers un temple de montagne sur le point le plus haut de Penida (600m). Nous passons quelques éoliennes (station expérimentale?) et quelques m2 de panneaux photovoltaïques. Pas de signe d’activité…

Ce temple, assez étendu pour une si petite île, avait, hormis nous, juste un autre visiteur.

temple de montagne

détail

Cap sur la cascade. Elle verse directement dans la mer, ce qui est plutôt rare. Je l’ai vu d’en haut mais opté contre la descente de 400m de dénivelé par un escalier raide et glissant pour voir son point de chute…

Entretemps, je commençais a sentir l’effet des cahots de la route sur mon tendre fondement d’ex-motard. Une baignade sera le meilleur remède contre ça ! En route pour « Crystal Bay Beach ».

Ah, que l’eau est agréable ! L’endroit est presque désert. Un groupe de jeunes d’Hawaï nous rejoint un peu plus tard. Sinon, il y a une dizaine de petits du village voisin qui nous assaille pour vendre quelques bijoux, très mer.

crystal bay

une plage de rêve

Il est temps de rentrer à Toyapakeh et remplir les estomacs. Froggy arrive et me ramène à Lembongan. Cette île doit être inscrite sur les tablettes des vacances parfaites !

14/1

C’est mon dernier jour sur Lembongan. Je vais faire le tour de l’île dans le sens des aiguilles d’une montre en commençant par la forêt de mangroves. Ici, je prends encore une dose de liquide chez Made sous forme d’un bon café balinais accompagné de cacahouètes fraichement grillées en compagnie de quelques gousses d’ail. Une petite plage à eaux calmes et très limpides invite à espionner les poissons habitant les mangroves.

mangroves

Ma route continue côte sud. Elle se trouve régulièrement inondé par la marée, elle traverse les mangroves.

Bientôt les mangroves cessent et l’industrie d’élevage des algues reprend ses droits. Il faut s’habituer à cette odeur des algues qui sèchent entre mer et route.

Une dernière visite chez mes amis du « coffee break ». Ici, je prends mon dernier déjeuner sur l’île : des brochettes de poisson mariné haché finement qui entoure les petites baguettes de cœur de bambou tendre. Hmm !

la petite familie du kopi break

Et je rentre. C’était une très belle journée et le coucher de soleil se montre digne d’elle.

15/1

Adieu Nusa Lembongan, Nusa Cenigan et Nusa Penida. Ici, la vie est encore simple. Pour combien de temps encore ?

 

Mon bateau qui me ramène sur Bali est à 8h (heure balinaise et flexible… )

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Retour à Bali

6/1/2011

Adieu à Gili Trawangan.

Tôt ce matin, à 5h, même Trawangan a subi le déluge. Mon bateau pour Bali étant à 10h au plus tôt, je m’en fous un petit peu et j’attends la fin dela douche dans mon lit, non, mais !

Effectivement, vers 8h, voilà un beau soleil arrosé par de grosses gouttes éparses fait son apparition. On dirait une pluie à la Debussy…La nature étincelle, fraîchement lavée.

Ablutions, valise, petit déjeuner et je suis prêt. Je dis au revoir à mes hôtes et me joins aux autres passagers pour Padangbai. Il sera à l’heure – balinaise, c’est à dire 1h en retard ;

Au retour, la mer est un peu plus agitée : ça clapote pas mal quand le bateau saute les vagues (1500 cv, ça déménage).

Arrivé à destination, je retrouve ma chambre et la bienvenue au Dharma Homestay. Je déballe en vitesse et prends la direction du Warung de Martini ; ce que je commence à avoir drôlement fin !

Un mie goreng spécial et un thé complet (gingembre, citron vert et miel) ont un effet très bénéfique sur mon état général.

Coincé chez Martini par une nouvelle pluie, je suis obligé d’y rester jusqu’à 16h. Très bien, j’ai une discussion intéressante avec un Canadien, très déçu de la direction politique qu’est en train de prendre l’Amérique du nord. Il donne peu de chances à la réussite d’Obama. Je ne peux lui donner tort.

De retour à mon auberge, le suédois du rez-de-chaussée m’offre une giclée d’arrak (excellent) dans mon thé. Nous sommes rejoint par le fils de l’établissement et un expat autrichien – de vraies vacances internatonales, quoi.

Sur ça, il est temps d’aller se sustenter ; Où ? Martini’s bien sûr !

Un coup d’internet et basta.

7 /1

Aujourd’hui, je dois refaire ma caisse de voyage. Le seul distributeur, digne de ce nom, se trouve à Klungkung, l’ancienne capitale du royaume idoine.

Ces rois ont fui Jawa sous la pression islamique, il y a fort longtemps. Aujourd’hui leur palais à est quasiment en ruine et la ville mène une vie plutôt rurale, ayant oublié son passé glorieux.

la grande place à Klungkung

Son marché, par contre, est très étendu. Partout il y a des stands vendant des fleurs pour la confection des offrandes -l’offrande est un « marché » énorme à Bali.

des fleurs pour les offrandes

Le fruit de saison est (malheureusement) le salak ou fruit serpent, que je n’aime pas vraiment.

Pas moyen de trouver de mangoustans ou des maracuja.

Nous sommes de retour à Padangbai pour midi. Martini a acheté de nouvelles tables, elle attend vaillamment les clients.

La journée reste un peu grise et je passe l’après-midi en bouquinant. Cela ne vaut pas l’effort d’aller à la belle plage de White sands. Pourtant, à elle seule, elle justifie mon retour à Padangbai

8/1

Adieu à Padangbai

Je vais prendre le shuttlebus pour Ubud vers midi. Je peux me laisser le temps de déjeuner avec la famille australienne et Thomas, l’Allemand.

Puis il est temps de dire au revoir à Martini et sa famille. Une photo est en ordre comme souvenir de ces quelques jours tranquilles.

Martini's

Et c’est le départ pour Ubud.

8/1 suite

Ubud

Le bus me dépose à l’entrée de la rue Gouthama où se trouve l’auberge Darta. Les communications par e-mail ayant un peu foiré, il n’y a plus de chambres – il est vrai que j’arrivais un peu plus tard que prévu. Mais ce n’est pas un problème à Bali! On me loge en face, toujours la même famille, et j’ai un petit pavillon-temple tout à moi. Parfait.

Je me requinque en rattrapant mon déjeuner manqué au « Warung Lokal » avec un Cap Cay délicieux – une soupe avec plein de légumes.

L’ami de mon ami Bernard, Bastien, un Québécois arrive peu de temps après. Lui et moi, tout juste sorti de table, on organise déjà le dîner…. Pas raisonnable.

L’a famille qui m’héberge m’aide à régler tous mes petits problèmes courants : réparer la fermeture éclair de mon short, billet de bus plus bateau pour mon départ dans deux jours etc. On me dirige même sur une pédicure pour revoir un peu mes ongles qui ont pris un coup. Sympa !

Au dîner on organise pour demain avec Bastien un test critique du fameux cochon farci : babi guling. On ne se dégonfle pas et se donne rendez-vous pour demain à la meilleure adresse pour ce plat : au Ibu Oka (la mère Oka)

Voilà, tout est réglé et je vais me coucher sans aucun souci.

9/1

Ce matin, un soleil brillant inonde littéralement le jardin du Shana Homestay, je prends un bon petit déjeuner sur ma terrasse. C’est tout de même la grande classe.

Ce matin passe très vite…Il est 11h15. Il faut se dépếcher : On nous trouve, Bastien et moi, devant le célèbre Warung de la mère Oka. En arrivant tôt comme ça, nous avons encore trouvé une table. Il est vrai que depuis ce Warung est paru sur les télés du monde, il est pris d’assaut. Ils préparent chaque jour 6 de ces croustillantes bêtes.

Notre cochon arrive, porté par deux cuistots sur une grande planche. La bête arrive par la rue du lieu de rôtissage, un peu plus loin. Ainsi, tout le monde peut l’admirer. C’est un peu comme à la cour de Versailles où le mets était d’abord annoncé par le maître d’hôtel, puis montré, en triomphe (funeste…) à tous les convives.

Bref, cette délicatesse est posée sur la table du comptoir et découpé en moins de deux :

vue sur la bête

Nous avons commandé une portion « standard ». Genre dégustation, on nous a mis un peu de couenne, de la viande qui fond dans la bouche, la farce de légumes et herbes aromatiques hâchés, un bout de boudin et la dose de riz qui accompagne ici un repas arrosés d’un jus légèrement pimenté.

Pour le dire tout de suite, le goût est exquis, la renommée de Ibu Oka n’est pas usurpée !

Après ce festin, on a envie de refaire la queue pour prendre du rabe…

Nous nous contentons de faire la si este aurour de la piscine d’un des hôtels des plus huppés d’Ubud jusqu’à l’arrivée de la pluie de fin d’après-midi. J’arrive à la maison sans trop me mouiller. La pluie continue et nos plans tombent à l’eau : on « fait » un peu d’internet et se retrouve, avec les habitués, à notre Warung préféré.

10/1

C’est ma dernière journée à Ubud.  Ces déjeuners sur ma terrasse me lassent – blasé, va! Encore, il fait extrêmement beau aujourd’hui. Mais lje pense que l’orage journalier est déjà planifié pour 16h…

Pour midi, on se prévoit un repas au « Bebek bengil » (Dirty Duck). Que mange-t-on là? Ben voyons: du canard!

Le plantipède est servi croustillant à souhait après un long séjour dans des arômes secrets, puis rôti. C’est excellent!

Je déclare que j’ai fait le chemin de chez moi au restaurant et le retour à pied.

16h « et voilà la pluie »

Le prochain billet sera sur l’île de Lembongan. Là, point de connexion internet. Donc, je l’enverrai une fois sur Bali de nouveau.

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