Myanmar, Yangon

20/1

Yangon

Yangon fait peau neuve. Déjà l’aéroport, flambant neuf, donne cette impression. Partout on voit des façades rénovées et cet air tristounet d’il y a 2 ans a disparu. Plus le ron-ron des générateurs dans la rue, non plus. le courant électrique étant fiablement rétabli.

une façade toute neuve

Je m’occupe en premier de mon voyage à Mandalay. C’est bon, j’ai une couchette dans le train de midi du lendemain.

Ensuite, il me faut des Khyats. Tout le monde change ses dollars sur le marché et évite les banques qui donnent un taux d’échange ridicule pour des raisons politiques. Cent $ me rapportent 830 Kh. C’est moins qu’il y a 2 ans mais le dollar a bien faibli ces derniers temps. Mais le Myanmar subit une petite inflation et je préfère changer 200 $ pour les besoins des jours à venir.

Avant midi, j’ai encore le temps de regarder mon courriel au « Castle ». on y accède par un curieux escalier double en miroir. Ce que la maison, elle, est double où l’une moitié est l’image miroir de l’autre. Sauf que la moitié de droite est en piteux état.

escalier en miroir

J’apprends, hélas, que mon ami Jacques est décédé entre temps d’un AVC, âgé de 92 ans. Mes pensées sont avec lui…

Je prends un petit repas au « Shan Noodle Shop 999 » et rentre à l’hôtel.

La température à Yangon est plutôt fraiche les matins et soirs, mais ça chauffe tout de même entre midi et 16h. Je me mets à l’abri pendant ma sieste.

21/1

Mon train est à 12h15. Je fais mes valises et prépare un peu la suite de mon voyage : De Mandalay et environs j’irai par le petit train vers l’est : Pyin-U-Lwin, Hsipaw et Lashio. Et retour sur Mandalay. Le lac d’inle – peut-être ?

Vers l’ouest : Monywa, Pakokku et Bagan.

Puis retour direction sud. On verra.

22/1

Mandalay

Le train part à l’heure prévue. J’ai tout juste le temps d’ingurgiter un mohinga (nouilles épaisses, quelques « bribes » de poulet, sauce) et c’est parti. Je partage mon compartiment de couchettes avec un couple sympathique de Montauban.

Le wagon couchettes est un peu déglingué : on a un ventilo obstinément à l’arrêt, un éclairage « imposé » – obligé de dévisser le tube fluo pour pouvoir dormir -, ne parlons pas des WC…Bref, le prix du billet, 40$ allant au gouvernement, me semble très exagéré.

Nous étions constamment démarchés par des vendeurs ambulants qui étaient convaincus que sans boire une bière et manger quelque chose toutes les cinq minutes, on allait mourir de soif ou défaillir…Il fallait fermer la porte du compartiment à verrou pour avoir un peu de paix.

La voie, étroite, est en triste état, nous aurons pas besoin d’être bercés pour dormir, le train le fera.

Départ à midi, arrivée à 4h du matin, ça semble long.

Un taxi partagé nous amène au « Garden Hotel » où j’avais réservé la veille. Le couple de Montauban, aussi, a réussi de se loger là. Le seul hic, je suis logé au 4me étage et les escaliers asiatiques me « tuent ».

Je me mets au lit pour rattraper le sommeil manquant.

22/1 suite

Je me réveille reposé vers 9h, juste en temps pour le petit déjeuner. Je discute avec un gars du « staff » et nous échaffaudons un plan pour l’après-midi. On trouve comme solution une version réduite du « circuit » pour touristes : Ava (Inwa) et Amarapura où se trouve le fameux pont d’U-Bein que je n’ai pas pu voir il y a 8 ans pour raison de réfection.

A Ava, puisque je ne voulais pas payer l’obole de 10$ au militaires pour des visites que je ne ferai pas, je me suis intéressé au soutenement du temple Baya : des centaines de fûts de teck d’un diamètre respectable mettent le temple hors d’atteinte des inondations.

du costaud

On visite aussi le seul bâtiment du palais du roi d’Ava ayant survécu le tremblement de terre qui a tout détruit : une tour qui penche dangereusement.

tour ava

Nous quittons Ava avec le bac qui relie l’île au reste et nous dirigeons vers Amarapura. Cette ville royale héberge moult monastères où les jeunes novices accumulent des « mérites » pour leur familles. C’est marrant de voir ces moines, qui sont encore des gamins, jouer au foot ou au basketball. Un autre activité dans cette ville sont les ateliers de tissage où les métiers à l’ancienne fournissent les plus grandes maisons de couture en tissus de soie. Un de ces métiers occupe 4 à 6 ouvrières et produit juste 0,5 m de tissu par jour. C’est un tissage d’une grande complexité.

L’attraction, ici, est le pont d’U-Bein.

Ce pont est long de plus de deux km et relie Amarapura au temple sur une île. Construit entièrement en teck, il a près de 200 ans. Je fais quelques photos depuis le pont et depuis un bateau.

Un petit thé avec mon pilote et un plat de ces minuscules crevettes du lac et on doit rentrer à Mandalay.

A propos peomeyer

en retraite, voyageur invétéré, intérêt spécial: Asie du sud-est
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