Le retour approche…

16/3
L’archipel de Koh Chang
Ce matin, je me dépêche de rejoindre le ferry à Laemngob pour avoir le bateau de 10h. C’est un vieux rafiot et je me félicite que la mer est calme. Le plancher du niveau « passager » ressemble plutôt à du feston. Quel est l’état du reste ???
Nous arrivons malgé tout bien sur Koh Chang où les sawgntaew-taxis nous attendent déjà. Oui, les touristes se font déjà plus rares.
Arrivé à Bang Bao, à l’extrémité sud de l’île, je me rends tout de suite chez mon ami Ist pour apprendre où je peux joindre Phet qui n’a plus son « Bang Bao Paradise Guest House ». Nous lui téléphonons et elle arrive. Elle m’a déjà trouvé une chambre dans un ensemble de bungalows où elle habite aussi depuis son expropriation.
Ses deux enfants sont sur l’île en vacances. Le fils Bom que j’ai déjà rencontré l’année dernière et la fille que j’ai connu toute petite il y a 10 ans et qui a bougrement grandi.
Bang Bao est toujours le même village, bien qu’il ait grandi, lui aussi, au fil des années. Il y a toujours de belles vues sur la baie :

Ao Bang Bao

le jardin de mon Guest House

17/3

C’est tout de même le début de la fin de la haute saison et certaines guest houses sont déjà fermées, d’ailleurs, les prix des chambres a drôlement baissé. Quelques propriétés sont à vendre ou, comme le « paradise », à louer. Vu que la pauvre Phet n’a pas pu mener à bien les améliorations prévues, je doute fort que la maison se loue en l’état.
Le temps est maussade et je me dépêche d’organiser à l’aide de Ist une petite « robinsonade » sur la minuscule île de Koh Wai (2km sur 500m).
18/3
Koh Wai
Le voyage avec le bon vieux bateau en bois ne prend que 45 min. et le dépaysement est complet. Il n’y a que 4 groupes de bungalows sur la côte sud, reliés par un chemin rocailleux, d’est en ouest : « Koh Wai Paradise » (appartient à moitié au frère de Phet, l’autre moitié, c’est son ex qui la détient), « Good Feeling G. H., Pakkarang (un peu huppé) et mon préféré, le « Ao Yai Ma ».
Il n’y a pas grand-chose à faire ici sauf décider sur quelle plage on veut bronzer, observer les crabes s’affairer ou emprunter une canne à Chai, le fils et pécher.
Ici la plage principale :

la plage de Ao Yai Mae

Mais il y a quelques autres criques sablonneuses à proximité :

bois mort

Évidemment, les couchers de soleil sur la grande sœur, Koh Chang, en face, sont fabuleux

couché!

Si on a un sursaut d’énergie (cette année, je n’en avais pas du tout) on peut traverser l’île sur des petits sentiers et dire bonjour aux collecteurs de caoutchouc qui en vivent pas trop mal et sont de joyeuses drilles. Si seulement je comprenais leurs blagues…
Sur le terrain, on trouve aussi de vieux manguiers qui donnent pas mal cette année, deux mangues mûres par jour est mon traitement préféré. On peut aussi s’amuser à chercher des noix de cajou ou tout simplement lire et rêvasser.
Hélas, mon « planning » de fin de voyage est assez serré et je dois reprendre le bateau pour Koh Chang et, après dit au revoir à tout le monde, prendre le ferry pour Laem Ngob et Trat, puis le bus de Bangkok où le dentiste fourbit déjà ses armes…
Dur, dur de partir d’ici !
24/3
Trat
Je passe tout de même une nuit à Trat dans une vieille maison toute en bois. Le marché de nuit, un peu moins fourni qu’il y a quelques années, est toujours un régal culinaire.
25/3
Bangkok
Le voyage en bus à Bangkok se passe bien et, cette fois-ci, ni film ni Karaoke.
Maren m’a dit que prendre le bus à Bangkok, rien de plus facile. C’est vrai, mais se payer 2h de bouchon, c’est long : je connais maintenant toutes les sois de nombre pair entre Ekamai (soi 42) et le début de la thanon Sukhumvit. La deuxième moitié sur la thanon Rama IV et Hualamphong s’est fait en un long clin d’oeil.
Me voilà de nouveau au « Siam Classic ». Je serai pris à Bangkok pendant la dernière semaine avant mon départ. Sauf 2 journées.
27/3
Nakhon Phatom
Puisque la vieille ville de Nakon Phatom est assez facile à atteindre en train, ça fera une journée intéressante. de toute façon, j’ai encore des rendez-vous avec la bande des dentistes…
La sortie de Bangkok se fait au pas d’escargot. Apparemment ils sont en train ou de refaire tout le système de voies en surélevé comme pour la ligne est ou ils ajoutent encore une autoroute à voie rapide. Je ne sais pas, ils sont encore en train de poser les piliers dans une joyeuse gadoue (la nappe phréatique est très près de la surface à Bangkok, c’est en vérité un marécage). En tout cas, ils ont déjà construit une toute nouvelle gare au nord à Bang Sue.
Une fois hors des limites de l’agglomération  le train traverse allègrement les rizières.
Quand on sort de la gare de Nakhon Phatom, le regard est toute de suite attiré par le stupa imposant, le plus haut du monde, paraît-il.

le vénérable stupa

En s’y rendant, la rue coupe un des plus appétissants marchés d’Asie du sud-est.

un marché riche

Tout est ici de première fraicheur : légumes, poissons, viande et un choix invraisemblable de piments :

cho cho brûlant

Évidemment, les cuisines de marché ne manquent pas. Pourquoi ne pas se restaurer ici, c’est l’heure. Et en dessert, pourquoi pas?

hmm!

On traverse la rivière Chaisi et arrive à un genre de parc-parking (on attend visiblement beaucoup de pèlerins). Il est vrai que ce stupa est ancien et siège d’un très grand pouvoir spirituel. Autour de son socle, actuellementen train de réfection totale, on trouve donc quantités d’écrins, de caves magiques et de vieux arbres sacrés.

Bouddha

Bouddha couché

arbre saintissime

L’odeur des frangipaniers de toutes les couleurs embaume partout.

fleurs de frangipanier

Par endroits, on peut voir des « machines » à vœux en continu.

voeux en continu...

Aussi, très curieux, des « jeux » religieux :

j'aimerais bien connaitre les règles

On achète un lot de vieilles pièces et doit en mettre une, et précisément une, dans chacun des bols bicolores alignés.

Ce « casino est toutefois bien gardé:

gardiens du temple

Il est temps de prendre le chemin de la gare et rentrer à Bangkok.
28/3
De retour à Bangkok
Le contrôle de ma nouvelle couronne entraine que des corrections mineures de l’occlusion et et le trou laisse par l’extraction de la dent malade est en train de guérison: r.a.s., c’est un beau cadeau d’anniversaire…
29/3
Je profite du fait qu’un contrôle de la cicatrice par le stomato n’est plus nécessaire et passe ma dernière journée à Bangkok avec une visite de la meque des geeks: Panthip Plaza. Je n’achète pratiquement rien, exception faite d’une tête de trépied robuste (marque GIOTTO’s) capable de supporter le poids de mon réflex avec le montage pour photos panoramiques.
Lunch prévu dans le « Food Loft » du « Central Stores » sur Chit Lom. Hélas, ce merveilleux restaurant a disparu et a été remplacé par un vulgaire supermarché alimentaire au sous-sol. Direction alors: le 6ème étage du Mah Boon Krong ou on mange très bien à défaut d’un environnement feutré qu’offrait le « Food Loft ». En finale, je passe l’après-midi au parc Lumphini, oasis de verdure du quartier de Silom. Hélas, la froidure inhabituelle (<15°) du temps à Bangkok depuis quelques jours, a un peu raccourci ma sieste au bord du lac, anime par quelques pédalos. L’activité physique réchauffe.

le parc Lumphini

Lumphini

30/3
Adieu aux vacances
Mon périple de retour commence de bonne heure. Le vol Air Asia Bangkok- Kuala Lumpur se passe dans un confort appréciable – A320 oblige.
Je passe une nuit à l’aéroport de KL avant de reprendre les vols KL-Dubai et Dubai-Roissy. Vols moins agréables en Boeing 777 : sièges étroits et dures. Heureusement, la nourriture excellente et le charme des hôtesses de l’air compensent un peu…
Voilà, ce voyage et son blog sont terminés : à la prochaine!
Peter

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Koh Chang et Koh Wai

16/3

L’archipel de Koh Chang

Ce matin, je me dépêche de rejoindre le ferry à Laemngob pour avoir le bateau de 10h. C’est un vieux rafiot et je me félicite que, ce matin, la mer est calme. Le plancher du niveau « passager » ressemble plutôt à du feston. Quel est l’état du reste ???

Nous arrivons bien à Koh Chang où les sawgntaew-taxis nous attendent déjà. Oui, les touristes se font déjà plus rares.

Arrivé à Bang Bao, l’extrème sud de l’île, je me rends tout de suite chez mon ami Ist pour apprendre où je peux joindre Phet qui n’a plus son « Bang Bao Paradise Guest House ». Nous lui téléphonons et elle arrive. Elle m’a déjà trouvé une chambre dans un ensemble de bungalows où elle habite aussi depuis son expropriation.

Ses deux enfants sont sur l’île en vacances. Le fils Bom que j’ai déjà rencontré l’année dernière et la fille que j’ai connu toute petite il y a 10 ans et qui a bougrement grandi.

Bang Bao est toujours le même village, bien qu’il ait grandi, lui aussi au fil des années. Il y a toujours de belles vues sur la baie :

vue depuis les bungalows

la baie vue des BB Bungalows

C’est tout de même la fin de la haute saison et certaines guest houses sont déjà fermées, ailleurs, les prix des chambres a drôlement baissé. Quelques propriétés sont à vendre ou, comme le « paradise », à louer. Vu que la pauvre Phet n’a pas pu mener les améliorations prévues, je doute fort que la maison se loue en l’état.

Le temps est maussade et je me dépêche d’organiser à l’aide de Ist une petite « robinsonade » sur la minuscule île de Koh Wai (2km sur 500m).

Le voyage avec le bon vieux bateau en bois ne prend que 30 min. et le dépaysement est complet. Il n’y a que 4 groupes de bungalows sur la côte sud, reliés par un chemin rocailleux, d’est en ouest : « Koh Wai Paradise » (appartient à moitié au frère de Phet, l’autre moitié, c’est son ex qui la détient), « Godd Feeling G. H., Pakkarang (un peu huppé) et mon préféré, le « Ao Yai Ma ».

Il n’y a pas grand-chose à faire sauf décider sur quelle plage on veut bronzer ou observer les crabes s’affairer. Ici la plage principale :

la plage à yai ma

Mais il y a quelques autres criques à proximité :

bois mort

crique

Evidemment, les couchers de soleil sur la grande soeur, Koh Chang, en face sont fabuleux

encore un...

Si on a un sursaut d’énergie (cette année, je n’en avais pas du tout) on peut traverser l’île sur des petits sentiers et dire bonjour aux collecteurs de caoutchouc qui en vivent pas trop mal et sont de joyeux drilles.

Sur le terrain, on trouve aussi de vieux manguiers qui donnent pas mal cette année. On peut aussi s’amuser de chercher des noix de cajou ou tout simplement lire et rêvasser.

Hélas, mon « planning » de fin de voyage est assez serré et je dois reprendre le bateau pour Koh Chang et, après dit au revoir à tout le monde, le ferry pour Laem Ngob et Trat, puis le bus de Bangkok où le dentiste prépare déjà ses armes.

Dur, dur de partir d’ici !

 

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Au sud de Bangkok

6/3

de Retour à Bangkok

Mon nouveau visa dans la poche, je prends le vol de l’après-midi d’Air Laos pour Bangkok. Un vol sans problème sur un turboprop ATR tout neuf.

Le guesthouse, sélectionné sur internet, ne correspond pas vraiment, mais pas du tout, à la description très alléchante. Il est bien à proximité de la gare Hualamphong, mais point de salle de bain ni air conditionné comme promis par le propriétaire dans son courriel. En plus, malgré l’annonce du Wi-Fi gratuit, il ne l’est pas et je trouve le prix de 100 Baht un peu élevé considérant que dans la journée, on ne l’utilise pendant 2h tout au plus. Fait aggravant : fonctionnement assez aléatoire avec des coupures fréquentes. Le « Your Place Guesthouse » est une mauvaise adresse…

Je ne resterai que les deux nuits déjà payées et vais déménager au « Siam Classic » dans la même soi. Il est très propre, il a internet et, chose importante, l’accueil est très chaleureux.

7/3

Visite chez le dentiste avec préparation de la racine et pose d’une couronne temporaire. Je le verrai dans une semaine pour la couronne définitive.

8/3

J’ai rendez-vous avec Lay et Michel à l’ambassade de France où il fait faire un nouveau passeport. L’ambassade, à côté du vénérable Hôtel Oriental (à 800 $ la nuit, et encore ce n’est rien, le « Peninsula » est à 2000$) n’est pas très loin de Hualamphong et c’est plus pratique de les rencontrer là et récupérer en même temps mon guide de la Thailande qui était resté sur mon lit à Lankrabu (note : en voyage, ne jamais mettre des choses sur un lit, c’est trop facilement caché par les draps…).

Mais on n’a pas beaucoup de temps puisqu’ils doivent reprendre le bus au terminal Mochit qui est à l’autre bout de la ville. On se sépare donc en bas de Chinatown et je vais vérifier un hôtel dans les parages qui n’a pas l’air mal, le « New Road G.H. ». Effectivement, il n’est pas mal, un peu cher et surtout, mal placé du point de vue moyens de transport : il faut pratiquement un Tuk-tuk ou un taxi pour se rendre dans un autre secteur de la ville. Je préfère le quartier de la gare Hualamphong qui par ailleurs est un bâtiment splendide de la belle époque il y a 100 ans :

fin du style 1900, Hualamphong

J’arrive à avoir Maren, encore sur Koh Kood, au téléphone et on se donne rendez-vous près du « victory monument » dès son retour à Bangkok. Il est vrai que les autres fois que l’on devait se voir, ça n’a pas bien fonctionné.

Elle habite dans un hôtel, pas trop mal placé entre les deux aéroports en relative proximité du skytrain et du métro. Cerise sur le gâteau : Il a une piscine, je commence à rêver, la chaleur est écrasante à Bangkok. Mais pour l’instant je pense rester dans le Siam Classic, si accueillant et vraiment pratique pour les déplacements.

9/3

Le matin, j’organise un peu mon évasion de Bangkok pour la semaine entre les séances avec le dentiste. J’opte pour la petite ville de Cha-Am, sur la baie de Bangkok (ou est-ce déjà la baie de Siam?), entre Petchaburi et la très sélecte station de Hua Hin. C’est à 5h de train. Adopté !

Maren me téléphone dans l’après-midi, elle est arrivée à Bangkok, mais se trouve coincée dans un embouteillage monstre, occasionné par une des premières pluies qui annoncent l’approche de la saison humide.

Mais tout s’arrange et nous nous rencontrons vers les 18h. On a beaucoup à se raconter sur un café et pendant le diner « en bord de route » dans un des nombreux coins plein air qui ouvrent aux heures de repas : les gens de Bangkok ne se laissent pas mourir de faim – nous non plus !

10/3

Cha-Am

Le train quitte Hualamphong à l’heure(+30min) et se dirige d’abord vers le nord pour prendre le tracé sud à Nakhon Phatom, où se décident pratiquement toutes les lignes à prendre la bonne direction. Ce tronçon commun, avec trop peu de voies vue le trafic ce qui occasionne les nombreux retards des trains sortant ou arrivant à Bangkok, est en train d’être complètement mis à neuf. Nous aussi accumulons quelques minutes de retard en cours de route mais arrivons à Cha-Am avant la nuit, tout de même.

C’est une ville, toute en longueur, suivant le bord de mer sur env. 10 km. C’est simple mais un peu monotone. Il y a une jetée au nord et une petite falaise au sud et entre les deux extrémités : la plage.

vie de plage

L’eau a l’air assez propre et il y a de beaux rouleaux qui rendent la baignade plus intéressante.

Cha-Am est la station balnéaire populaire par excellence de Bangkok, tandis que Hua Hin, à une quarantaine de km au sud, est devenue, avec l’arrivée de la famille royale, l’endroit où se retrouve le « Tout-Bangkok ». Moi, je n’ai pas les moyens et, de toute façon, serais mal vu avec mon T-shirt rouge…

Même à Cha-Am, pendant le week-end, on sent la facture passer : mon hôtel passe de 600Baht/nuit en semaine à 1000Baht le weekend.

On voit peu de touristes étrangers et l’ambiance est résolument Thai, et ça va jusqu’aux cartes des restaurants, entièrement en Thai : pour commander un plat, je dois sortir ma méthode éprouvé, pointer du doigt et sourire, elle fonctionne toujours !

12/3

C’est samedi et une caravane d’autobus « Karaoke » amène une foule de jeunes, l’ambiance est celle du plaisir « jeuns », pour un court week-end au moins…

Et des plaisirs, il y en a :

  • Les hôteliers affichent plein.
  • Le haut de la plage est transformé en restaurant de plein air (10 km X 10 m, ça en fait des bouches à nourrir). Sur des km on a une table/6 transats – à perte de vue.
  • Promenades à cheval.
  • Ski doo (scooter de mer).
  • Et les « banana boats », ils ont un succès fou.

on se fait peur comme on peut...

Les moins fortunés doivent se contenter de chambres à air de camion, c’est « fun » tout de même.

Demain soir, tout le monde devra rentrer travailler. Moi aussi, non pas pour travailler, mais pour la pose de ma couronne. Brr !

13/3

Bangkok de nouveau

Le retour en train est un peu longuet : 5h, mais à un prix imbattable : 40 Baht. On m’a dit que l’on gagne 1 h sur le trajet en prenant le bus (Karaoke compris, bien sûr). Le bus est bien plus cher et je dois, une fois à Bangkok, encore rejoindre mon hôtel.

Le Siam Classic m’a bien réservé une chambre : pas de soucis.

14/3

En gros, c’est la pose de la couronne qui domine la journée. La séance est longue car le dentiste fignole l’ajustage. Enfin, ça y est, mais je ne dois pas mâcher du côté droit pendant 2 jours. Sinon, rien à signaler.

15/3

Je trace vers l’est et l’île de Koh Chang . Direction terminal des bus « est », Ekamai, 5h de bus -en dormant, ça va plus vite, Trat avec son beau marché de nuit et la journée est terminée. Maren m’a déjà prévenu : il pleut. C’est une ambiance de fin de saison.

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Retour en Thailande

6/3

Re-Bangkok

Mon nouveau visa dans la poche, je prends le vol de l’après-midi d’Air Laos pour Bangkok. Un vol sans problème sur un turboprop ATR tout neuf.

Le guesthouse, sélectionné sur internet, ne correspond pas vraiment, mais pas du tout, à la déscription très allèchante. Il est bien à proximité de la gare Hualamphong, mais point de salle de bain ni air conditionné comme promis par le propriétaire dans son courriel. En plus, malgré l’annonce du Wi-Fi gratuit, il ne l’est pas et je trouve le prix de 100 Baht un peu élevé considérant que dans la journée, on ne l’utilise pendant 2h tout au plus. Fait aggravant : fonctionnement assez aléatoire avec des coupures fréquentes. Le « Your Place Guesthouse » est une mauvaise adresse…

Je ne resterai que les deux nuits déjà payées et vais déménager au « Siam Classic » dans la même soi. Il est très propre, il a internet et, chose importante, l’accueil est très chaleureux.

7/3

Visite chez le dentiste avec préparation de la racine et pose d’une couronne temporaire. Je le verrai dans une semaine pour la couronne définitive.

8/3

J’ai rendez-vous avec Lay et Michel à l’ambassade de France où il fait faire un nouveau passeport. L’ambassade, à côté du vénérable Hôtel Oriental (à 800 $ la nuit, et encore ce n’est rien, le « Peninsula » est à 2000$) n’est pas très loin de Hualamphong et c’est plus pratique de les rencontrer là et récupérer en même temps mon guide de la Thailande qui était resté sur mon lit à Lankrabu (note : en voyage, ne jamais mettre des choses sur un lit, c’est trop facilement caché par les draps…).

Mais on n’a pas beaucoup de temps puisqu’ils doivent reprendre le bus au terminal Mochit qui est à l’autre bout de la ville. On se sépare donc en bas de Chinatown et je vais vérifier un hôtel dans les parages qui n’a pas l’air mal, le « New Road G.H. ». Effectivement, il n’est pas mal, un peu cher et surtout, mal placé du point de vue moyens de transport : il faut pratiquement un Tuk-tuk ou un taxi pour se rendre dans un autre secteur de la ville. Je préfère le quartier de la gare Hualamphong qui par ailleurs est un batiment splendide de la belle époque :

Hualamphong

Pourvu qu’elle ne tombe pas victime du modernisme d’aujourd’hui! Les autres gares de Bangkok ne sont actuellement que des improvisations entourées de chantiers.

J’arrive à avoir Maren, encore sur Koh Kood, au téléphone et on se donne rendez-vous près du « victory monument » dès son retour à Bangkok. Il est vrai que les autres fois que l’on devait se voir, ça n’a pas bien fonctionné.

Elle habite dans un hôtel, pas trop mal placé entre les deux aéroports en relative proximité du skytrain et du métro. Cerise sur le gâteau : Il a une piscine, je commence à rêver, la chaleur est écrasante à Bangkok. Mais pour l’instant je pense rester dans le Siam Classic, si accueillant et vraiment pratique pour les déplacements.

9/3

Le matin, j’organise un peu mon évasion de Bangkok pour la semaine entre les séances avec le dentiste. J’opte pour la petite ville de Cha-Am, sur la baie de Bangkok, entre Petchaburi et la très sélecte Hua Hin. C’est à 4h de train. Adopté !

Maren me téléphone dans l’après-midi, elle est arrivée à Bangkok, mais se trouve coincée dans un embouteillage monstre, occasionné par une des premières pluies qui annoncent l’approche de la saison humide.

Mais tout s’arrange et nous nous rencontrons vers les 18h. On a beaucoup à se raconter sur un café et pendant le diner « en bord de route » dans un des nombreux coins plein air qui ouvrent aux heures de repas : les gens de Bangkok ne se laissent pas mourir de faim – nous non plus !

10/3

Cha-Am

Le train quitte Hualamphong à l’heure(+30min, heure asiatique) et se dirige d’abord vers le nord pour prendre le tracé sud à Nakhon Phatom, où se décident pratiquement toutes les lignes à prendre la bonne direction. Nous accumulons quelques minutes de retard en cours de route et arrivons à Cha-Am avant la nuit, tout de même.

Cha-Am est une ville, toute en longueur, suivant le bord de mer sur env. 10 km. C’est simple mais un peu monotone. Il y a une jetée au nord et une petite falaise au sud et entre les deux extrémités : la plage. L’eau a l’air assez propre et il y a de beaux rouleaux qui rendent la baignade plus intéressante.

c'est très animé

Cha-Am est la station balnéaire populaire par excellence de Bangkok, tandis que Hua Hin, à une quarantaine de km au sud, est devenue, avec l’arrivée de la famille royale, l’endroit où se retrouve le « Tout-Bangkok ». Moi, je n’ai pas les moyens et, de toute façon, serais mal vu avec mon T-shirt rouge…

Même à Cha-Am, pendant le week-end, on sent la facture passer : mon hôtel passe de 600Baht/nuit en semaine à 1000Baht le weekend. Les restaurants sont chers et il me reste guère que les vendeurs de rue pour du riz ou des nouilles frits.

On voit peu de touristes étrangers et l’ambiance est résolument Thai, et ça va jusqu’aux cartes des restaurants, entièrement en Thai : pour commander un plat, je dois sortir ma méthode éprouvé, pointer du doigt et sourire, elle fonctionne toujours !

12/3

C’est samedi et une caravane d’autobus « Karaoke » amène une foule de jeunes, l’ambiance est résolument axée plaisir, pour un court week-end au moins…

Et des plaisirs, il y en a.

Les hôteliers affichent plein.

Le haut de la plage est transformé en restaurant de plein air (10 km X 10 m, ça en fait des bouches à nourrir). Sur des km on a une table/6 transats – à perte de vue.

Promenades à cheval.

Ski doo (scooter de mer).

Et les « banana boats », ils ont un succès fou.

voila la banane qui passe...

Les moins fortunés doivent se contenter de chambres à air de camion, c’est « fun » tout de même.

Demain soir, tout le monde devra rentrer travailler. Moi aussi, non pas pour travailler, mais pour la pose de ma couronne. Brr !

13/3

Retour à Bangkok

Je prends mon train de retour vers 14h30. Les rails ne sont pas doublés et nous attendons souvent les trains allant vers le sud. Sinon, cela ne se passe pas &trop mal et nous arrivons bien à Hualamphong, enfin.

Ma chambre au Siam Classic m’attend et je me couche vite fait après un petit repas chez le chinois dans le coin, sur Rama IV.

La pose de la couronne était longe, ici, les dentistes pinaillent pas mal du côté ajustage. Enfin, ça yest!

Je profite de la proximité du MBK pour prendre un petit lunch suivi de mangues avec riz gluant et lait de cocos (vous dévinez, c’est ça qui m’a fait endurer la torture…).

Demain, je prendrai le bus pour Trat et Koh Chang et saurai enfin tout sur la disparation du « Paradise Guest house ».

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thailande du nord et Vientiane

27/2

Vers Loei par Phrae

Je dois continuer mon voyage dans le nord de la Thailande et la ville suivante est Loei dans la province du même nord. Loei est accessible ou par de toutes petites routes de montagne dans le nord, ou par des routes plus carossables par le côté sud. Je m’apprètais donc de descendre tout mon chemin vers le sude à Phitsanulok, puis direction est à Lom Sak et remonter direction nord.

La dame du guesthouse prétendait que ce n’était pas néceessaire et que l’on a des bus pour Loei déjà à Phrae.

En conséquence, je prends donc le petit bus jusqu’à Phrae. Là, j’ai effectivement une liaison pour Loei. Ce bus arrive avec près d’une heure de retard et nous partons … vers Den Chai, puis Uttaradit, puis…Phitsanulok. C’est ce que je pensais initialement. La lecture d’une carte routière n’est pas inutile, des fois. La seule différence est que l’on change de bus à Phrae au lieu de Phitsanulok. Je dois recalculer mon heure d’arrivé en fonction des km ajoutés à l’itinéraire. Notre route contourne toute la grosse montagne du nord. Ensuite, nous partons vers Lom Sak par la route 12.

Non loin de de cette ville, de vilains bruits atteignent nos oreilles : un roulement de transmission a dû céder. Nous entrons dans Lom Sak au pas et attendons plusieurs heures le dépannage sur un parking de station service. Heureusement, il y a un magasin de la chaine 7-eleven, où l’on trouve tout pour subsister.

Le roulement changé, nous atteignons Loei vers 3h du matin.

Vu l’heure, je ne croyais pas trop trouver une chambre, mais tout se termine bien et je me laisse tomber dans le lit au King Hotel.

28/2

Loei.

Réveil lent vers 9h. Je me rends compte que ma chambre est très coquette : lit douillet, TV, air climatisé, bouilloire et tasses, Nescafé et liaison internet par radio, Wi-Fi, comme on doit dire maintenant en bon français.

La salle de bain est correctement équipée (les appareils sont montés de façon un peu « bricolée », comme si souvent en Thailande). Même l’eau chaude sort de ma douche.

Après un bon petit déjeuner « américain » (infarctus sur une assiette, librement traduit), je m’en vais explorer la ville. Elle a beau être située en montagne, il commence à faire tout aussi chaud qu’à Phrae vers les 11h. Une chose me frappe : les villes du nord de la Thailande sont beaucoup plus nettes et propres que celles du sud. Autre mentalité ?

On arrête tout et prévoit continuer l’exploration de la ville après 16h.

Vers 19h la température redevient franchement agréable. Le matin, lors de ma promenade, j’ai vu sur une rue des stands fermés qui ressemblent fort à un marché de nuit. Effectivement, le soir, le marché est en pleine activité. Je vais pouvoir manger autre chose que l’éternelle soupe de nouilles. Sur ce marché, tout les stands ont des choses fort appétissantes : je me décide pour du porc mijoté avec la couenne, un peu comme le préparent les chinois, sur du riz. C’est succulent, mais, après le repas maigre de midi, j’ai encore une petite faim. Je vois quelque part que l’on prépare des raviolis en pâte de riz (transparent et un peu gluant). Ça, c’est d’un goût extraordinaire, chaque petite poche a une farce différente et ça varie du sucré au salé : super.

Sur le chemin du retour, je m’offre encore une portion de mangue jaune+ riz gluant + sauce cocos. Je m’endors bien rassasié.

1/3

Chiang Khan ou pourquoi simple lorsque l’on peut faire compliqué

Je me laisse le temps ce matin. Chiang Khan n’est que 45km au nord de Loei, au bord du Mae Kong (nom du mekong en thai). C’était compter sans mes mauvaises performances en prononciation thai et un certain empressement de la guichetière à la gare des bus. Je me trouve embarqué sur un bus pour le sud. Je m ‘en rends compte en regardant les ombres des arbres : on roule bien direction sud. Je « sonne l’alarme » et on se concerte avec le conducteur. Résultat : changement de bus en cours de route et je roule désormais dans la bonne direction : vers le nord. Le reste du voyage se termine à bord d’un saewngthaw (camionette à plateforme, aménagée pour le transport des gens), les cheveux au vent. Enfin Chiang Khan !

Un triporteur m’achemine vers mon guest house, pas sans mal. Le conducteur, ne connaissant pas le mien, s’arrête plusieurs fois devant d’autres et continue sur mon refus de descendre jusqu’au bon, le Tao Kae Lao.

C’est une petite maison, toute en bois. J’ai une belle chambre intime avec vue et terrasse sur le grand fleuve. Toilettes et salle de bains sont en commun. Tout est bien propre. J’ai même une clim et la Wi-Fi.

Malgré la chaleur opprimante, je me mets en quête d’un restaurant. Je dois me contenter de riz frit et de l’eau comme boisson.

Un peu plus tard, je me mets sur ma terrasse et contemple le mékong.

le mekong à Chiang Khan

je fais quelques recherches sur internet et je dois corriger mes idées sur l’obtention d’une extension de visa. Le règles se sont considérablement durcis ces dernières années. Il est impossible d’obtenir une extension de plus de 15 jours par les bureaux d’immigration (dans chaque chef-lieu). Et il m’en faut jusqu’à la fin du mois. La pénalité pour dépassement frôle les 300Bht/jour : trop pour être une solution économique bien que risquée…

L’immigration par voie terrestre permet d’obtenir une exemption de visa de 15 jours, par voie aérienne, c’est 30 jours.

Il est clair que je dois m’expatrier au Laos pour où obtenir un visa (gratuit) de 30 jours ou, en repartant vers Bangkok en avion, une perme de 30 jours également.

Maintenant, je me méfie des informations caduques ou fausses par internet, je décide de partir tôt le lendemain matin pour Vientiane au Laos, yobtenir un visa normal de 30 jours et prendre l’avion pour Bangkok où la roulette ou autre instrument de torture du dentiste m’attent dès mon arrivée.

2/3

Vientiane ou on continue à tricoter…

Mon voyage à Vientiane est certainement mon record en ce qui concerne les moyens de transport :

-aller en samlaw au terminal de bus de Chiang Khan

-prendre le bus pour Loei

-à Loei, Prendre un bus pour Udon Thani.

-ici changer de bus et monter dans celui pour Nong Khai (on y est presque)

-a Nong Khai, prendre un samlaw jusqu’au pont sur le Mékong, frontière entre Thailande et Laos.

Après avoir accompli les formalités de sortie de la Thailande et d’entrée au Laos

-continuer vers le point d’embarquement sur les minibus spéciaux qui traversent le pont de « l’amitié »

-prendre un sawgnthaw, gracieusement offert par une dame sympathique, pour le centre ville de Vientiane.

Enfin arrivé à destination, je trouve un hôtel pas trop cher et potable : le Khoun Kham, au nord du monument Patuxai.

Là-dessus, il est 18h. Ça fait une journée bien remplie…

Je mange français, plutôt franco-italien, ce soir : une pizza à « l’estaminet » à côté de l’hôtel. J’en avais une petite envie.

3/3

Je me lève tôt et me rends à pied aux services consulaires du royaume de Thailande. Il y a déjà une queue considérable à l’entrée et je me laisse tenter par les services, un peu chers, d’un agent de voyage. Ces gens ont des passe-droit dans tous les consulats – c’est pareil à Paris. J’aurais le visa convoité demain vers midi.

Ma balade dans Vientiane me montre que la ville a retrouvé son allant ces dernières années. A vrai dire, le résultat des aides internationales est plutôt convainquant et plus agréable que celui de Phnom Penh : très, très « m’as-tu vu ». Surtout : les trous dangereux dans les trottoirs, menant directement dans les égouts, on disparus et on peut se promener « tête-en-l’air ». Mais ce n’est, bien sûr, qu’un petit détail révélateur dans les changements survenus.

4/3

je passe ma matinée à revoir un peu mes affaires. Tiens, j’ai dû oublier ma serviette de bain quelque part, mais où ? Il me faudrait également un autre T-shirt, la rotation sur seulement deux est un peu juste : celui en rouge vif n’est peut-être pas du meilleur choix en Thailande, très portée sur les codes de couleur ces derniers temps. Pas de rouge, anti-monarchiste, ni jaune, royaliste, ni rose que je n’aime pas de toutes façons, évoquant la maladie. On verra.

Entretemps, il est midi et mon agent « en visa » ne devrait plus tarder. Le voilà, avec un visa tout neuf de trois mois (plus qu’il m’en faut). Ce maudit visa, principale cause de mon changement de rive de mékong, est affaire du passé. Je peux maintenant explorer la ville et constater les changements.

Je vais d’abord du côté du Patouxai, monument rapellant un peu l’arc de triomphe. Là, je vais pouvoir prendre le « nord », pour ne pas dire « m’orienter »

le Patouxai

Je me rends compte que mon hôtel serait tout près de l’ancien marché, disparu au profit de quelques constructions modernes. Ce marché était de toutes façons assez insalubre. Donc, de l’hôtel aux vieux centre ville, ce n’est pas loin, seulement, y aller est un peu compliqué à cause du mélange d’anciennes et de nouvelles rues-une boussole serait bienvenue…

Nam phou, la belle fontaine est toujours à sa place, ainsi que le très chic café Noma où je déguste un délicieux thé vert du plateau Bollaven.

Mais je veux voir ce qu’ils ont fait des rives du fleuve où se trouvait un énorme chantier l’année dernière. Je déouvre un parc généreux qui sera sans doute très agréable une fois que les arbres auront poussés. Les grandes esplanades sont déjà la propriété des gosses qui on trouvés ici un terrain de foot rêvé.

sous la surveillance du général...

La somptueuse promenade est le paradis des joggeurs. J’y prends une photo du coucher de soleil (encore une)

le Mekong à Vientiane

avant de rentrer à l’hôtel – pas sans mal, le système de routes me déroute…

5/3

Déjà pendant la nuit j’avais un peu mal au ventre. J’aurais dû résister à la glace au lait de coco. Mais je me soigne et le soir ça va déjà beaucoup mieux.

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De Bangkok à Nan

15/2

Après un vol sans histoires avec Air Asia (A320/200) sans histoires j’arrive à Bangkok. Ma chambre au Riverview m’attend et la journée est déjà fini.

16/2

Je vais à Banglamphu, le quartier des « backpackers » d’autrefois pour le petit déjeuner, changer les dollars qui me restent de la Birmanie et poster les cartes postale que j’oublie depuis Bagan. Ça y est c’est parti, des cartes de Birmanie avec des timbres Thai…

Bangkok est devenu beaucoup plus chaude par rapport à il y a un mois et vers 11h je n’en pouvais plus et prends le bateau pour rentrer à chinatown. En passant, j’ai encore l’énergie pour un plat de canard sur du riz au « Golden Duck » et la partie « active » de la journée est terminée.

17/2

Ce matin, j’ai rendez-vous avec le dentiste qui va enlever les deux couronnes suspectées de couvrir des infections. Une fois les dents à nues, il s’avère qu’une  d’elles a besoin d’un traitement interne de la racine et que l’autre est fissurée et pas récupérable. Cette dernière doit être extraite plus tard. Je me demande comment la dentiste en France a pu ne pas voir les foyers d’infection sur la radio ?

Nous avons établi un plan des opérations qui doivent être planifiées de sorte que mes voyages ne soient pas trop perturbés.

18/2

Le traitement de la racine qui peut encore porter une couronne c’est fait ce matin : c’était interminable, le Dr. Narisorn étant très méticuleux et qu’une molaire a trois, voire quatre racines qui doivent être nettoyées et scellées. Enfin, je suis libre et peux même prendre une repas tardif au restaurant du centre MBK avant de rentrer me remettre de la torture.

19/2

Aujourd’hui, on me voit très tôt sur les plateformes de la gare de Hualamphong. Je vais à Phitsanulok, une ville au centre de la Thailande, à mi-chemin entre Bangkok et Chiang Mai.

Là, je dois prendre un bus pour la petite ville de Lankra Bu où mes amis Lay et Michel m’attendent- leur village se trouve par là, en plein milieu des champs de sucre et des rizières.

Ils ont changé de maison et préparent un terrain d’à côté pour recevoir les plants de canne à sucre et des citronniers (citrons verts, « lemons », très aromatiques). On fait le tour du propriétaire, accompagnés de trois des quatre chiens : Coca, Cola et le petit Rambo II ; il y a aussi une quatrième chienne, Nancy. Elle est un peu sauvage et on la voit guère.

Les lemons vont très bien et promettent une bonne récolte, juste pendant la période où il y a peu sur les marchés alors ils rapportent gros. Lay compte bien agrandir cette activité. Côté sucre, Lay et Michel veulent récupérer les terres, actuellement en fermage, agrandir et exploiter eux-mêmes. Ici, le sucre rapporte gros également. Je me demande pourquoi, en France, on dit que ce n’est pas rentable ???

On inspecte tout cela et bavarde agréablement tout en observant les camions de terre déblayée passer.

22/2

Le bus de retour à Phitsanulok se fait un peu attendre, mais me trahit pas. Arrivé au terminal de Phitsanulok, j’ai du mal à me faire comprendre. Il est vrai que le nom de ma prochaine ville de destination est difficile à prononcer : Phrae. Le « ph » est prononcé « p », le « r » ne se prononce pas, ou alors comme un « l » et l’ »ae » sonne comme le mois de mai. Rassurez-vous, je suis arrivé à bon port après 6 heures de route. Direction nord comme pour Chiang Mai, par Uttaradit et Den Chaï. A partir d’Uttaradit, la route commence à grimper assez sec et on quitte la vaste plaine rizière.

Avec la hauteur, le climat change et on voit des flamboyants en cascade de feu et des frangipaniers couverts de fleur blanches et odorantes – une vue impressionnante.

Au moment de me remettre en mémoire le nom de mon hôtel en préférence, je m’aperçois que mon guide est resté chez Michel. Vu qu’il est pratiquement impossible de se procurer un guide en anglais hormis à Bangkok et Chiang Mai, peut être aussi à Phuket ou Pattaya, pour finir avec les plus mal famées, je dois continuer sans… Je pourrais en trouver lors de ma visite rapide à Bangkok le 7 mars, mais pour acheter de nouveau un guide de 2008 dont les renseignements datent de 5 ans, je me tâte un peu…

Je trouve tout de même une chambre convenable dans un hôtel près de la porte de l’ancienne ville. Une fois installé et douché, il est 4h et je vais découvrir un peu la ville. La ville moderne, extramuros, n’est pas d’un très grand intérêt. Mais je passe un restaurant au grand air où on peut faire son barbecue soi-même sur un brasero posé sur la table. Les ingrédients sont arrangés, façon buffet, sur de grandes tables à côté. Le choix est énorme et la qualité extra. Ceci explique le prix relativement élevé de 120 Bth par personne (3€, d’habitude on ne paye pas plus de 30Bht sur un stand de rue). Les sucs de cuisson s’écoulent dans une rigole en ceinture qui contient de l’eau, cela donne un bouillon bien chargé à la fin. Il y a divers légumes et des nouilles pour corser l’affaire encore plus : délicieux.

Je sors de table fort satisfait et me trompe de chemin…Mes interrogations des passants me dirigent toutes vers un hôtel de nom de Nakhon Phrae Towers. Ce n’est pas le bon ! Le mien s’appelle Nakhon Phrae Hotel et personne ne semble le connaître… Un chauffeur de taxi, connaissant le piège du nom, me sort de l’affaire pour quelques Bht. Ouf ! Mais j’ai senti mes jambes…

23/2

Ce matin, à la fraîche, je vais explorer la vieille ville.

Hélas, je ne trouve plus les douves, comblées depuis longtemps, sûrement.

Le reste est très agréable : beaucoup de vieilles maisons en bois. Quelques temples en style Lanna.

un temple style Lannah

Je tombe par hasard sur une dame Thai de Ramsgate, Kent, qui a décidé de revenir dans sa ville natale ; l’hiver rigoureux d’Angleterre l’a certainement poussée un peu…Pour moi, elle est une source inespérée de renseignements sur la ville. Elle me conseille d’aller visiter la maison Bonburi, la demeure du dernier « roi » de la région. C’est une belle maison, très aérée, en brique-stuc et bois sculpté en applique.

Bonburi House

Je me dépêche de rentrer, non sans boire encore un coup chez la dame du Kent : il commence à faire bien chaud.

Le soir venu, je me délecte sur le marché du soir (night market) dans la vieille ville. Dans des endroits comme ça, les mets les plus simples, préparés devant le client, ont un goût exquis.

24/2

Une vieille guimbarde de bus m’amène vers la ville de Nan, à la frontière du Laos. Elle est nichée dans la vallée du fleuve de même nom. Le site est comme dans un écrin de montagnes : des balades d’une variété incroyable. De belles chutes d’eau partout. C’est tout simplement merveilleux.

J’ai une chance énorme avec mon guesthouse dont je me rappelais vaguement le nom (je n’ai plus mon guide…). C’est tout simplement le meilleur que j’ai jamais habité : les propriétaires aimables, des chambres très propres et des équipements qui fonctionnent. En plus, j’ai une chambre bien fraîche de nuit. Le « Nan Guesthouse est vraiment une trouvaille.

Un seul bémol : Nan se couche tôt et le marché de nuit n’a plus de stands-restaurants d’ouvert après 19h. Il faut donc y penser et diner tôt, sinon ce sont les bricoles du 7-eleven qui doivent dépanner.

25/2

Au petit déjeuner, j’apprends que ma chambre sera encore libre demain, samedi. Je reste avec joie une journée de plus.

Près du Nan GH se trouvent le musée du département et un ensemble de temples intéressants.

temple porté par des éléphants

petit vihan

vieille stupa, toute petite

Les murs intérieurs d’un des temples étaient autrefois richement couverts de peintures qui ne sont pas très bien conservés.

peinture murale

Au musée, on a un très bon exposé du passé Lanna (plutôt Lan Nah) et de très belles sculptures bois et pierre. La prise de photos était interdite, mais voici une photo « volée » d’un bouddha très humain :

Bouddha

Il fait très chaud, mais véritablement très chaud sur midi et je rentre vite fait en rasant les murs pour glaner un peu d’ombre. Vu que l’air est très sec en plus, je bois des quantités d’eau incroyables.

26/2

Ce matin j’ai trainé un peu trop et il faisait déjà trop chaud pour une balade un peu plus étendue. Tant pis, ça sera pour la soirée quand la température sera plus agréable !

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Chaung Tha

6/2

Yangon

Le vol de Bagan à Yangon, direct avec Asian Wings, un nouvelle compagnie, à bord d’un turboprop ATR, ne prend qu’une heure et quelques minutes. Par contre, dans les deux aéroports, c’est le bordel du côté organisation. A Bagan, il y a tous les vols du matin en l’espace d’une demi-heure et on lâche tous les passagers en même temps sur le tarmac, à eux de monter dans le bon avion…

Une fois dans le mien, je peux relaxer. A l’arrivée, les bagages de toutes les compagnies arrivent pêle-mềle à une porte de l’aéroport en même temps et c’est la foire à l’empoigne. Bref, j’en m’en sors pas trop mal et arrive bien à mon hôtel.

Je pose juste mes bagages et pars manger un bol de nouilles Chan au « 999 Chan Noodle Shop » et à la recherche d’un car pour Chaung Tha. Hélas, je ne trouve que des bus de nuit, arrivants à des heures indues à la plage. Je décide de prendre tout bêtement un bus régulier pour Pathein le lendemain et faire les 60 km qui restent en bus local.

Maintenant, il me faut changer quelques dollars pour la semaine qui vient : peine perdue, le marché ne se tient pas le dimanche (héritage british…) et je ne trouve pas de changeur d’argent, puisque ces derniers cachent dans les entrailles du marché. Je vais me débrouiller tout de même, je pense.

7/2

Chaung Tha

Le chemin de Chaung Tha commence avec une course en taxi très longue. Pour atteindre le terminus des bus en direction de la région du delta il faut 1h. Bien qu’arrivé avant 9h, je ne trouve pas de bus pour Pathein avant 11h – mauvais renseignement…

Le voyage à Pathein prend tout de même 4h, la route est un peu meilleure qu’il y a 2 ans. Mais bon, j’étais confortablement assis.

A Pathein, il y a eu des changements : les salauds ont créé pratiquement autant de terminus, éloignés les uns des autres, que de destinations, taxi obligé… C’est la course à l’échalote pour dénicher le petit bus local pour Chaung Tha – le dernier devait partir vers 15h. On arrive à le trouver un peu après l’heure du départ, et il est encore là, ouf !

Bien, le véhicule, un vieux HINO, est équipé d’une grande galerie. On aura de la place à l’intérieur pour s’assoir convenablement. Erreur !

Initialement bien installé, je me doutais pas de ce qui allait arriver. On chargeait d’abord de gros cartons de toute sorte de denrées alimentaire. Puis on trouvait encore de la place pour 5 cages en bambou avec des poules, mouillées, pourquoi ??? On y ajoute une douzaine de canards liés quatre par quatre par les pattes. Et– une « arène » pour bébé. La nature du reste du chargement m’échappe étant monté et relativement bien assis avec un seul sac de riz sous mes pieds.

On part, pour s’arrêter un peu plus loin à un moulin de riz pour charger un peu plus d’une tonne de sacs de riz. Maintenant, les passagers en surnombre qui n’ont pas trouvé de place sur le toit, peuvent s’assoir sur les sacs.

Enfin, on part. Cela ne va pas vite les 20 premiers km dans la plaine rizière : on refait la route et tous les ponts. C’est très bien ! Mais notre vieux HINO doit traverser plusieurs ponts temporaires : ça fait des bruits inquiétants dans les piles à chaque passage.

Ensuite 40 km d’étroite route de montagne – la vitesse tombe à celle d’une marche modérée. Le gars qui doit mettre et retirer les sabots, pour passer la première, on doit être à l’arrêt, a aucun mal de rattraper le véhicule.

Nous arrivons à Chaung Tha la nuit tombé. Grosse journée !

8/2

A Chaung Tha, il n’y a pas de grands changements. Je prends une chambre au « Shwe Hin Tha ». C’est très bien tenu depuis que je connais cet hôtel. J’y resterai jusqu’au 13/2, jour de mon retour sur Yangon. J’ai une belle chambre avec ventilo et salle de bain. Ma terrasse donne sur le petit bassin central du jardin qui est entièrement réservé à la famille d’oies, très décoratives : Monsieur, ses deux épouses et trois mignons bébés.

La vie sur la plage est très animée : matches foot, vélos et tandems, des chambres à air, très prisées par les jeunes.

vie sur la plage

Plein de vendeuses de poissons grillés, de « pancakes », de noix de cocos (à boire) et de toutes sortes de babioles. Sans oublier les vendeurs de feux d’artifice le soir : on est en pleines fêtes de nouvel an chinois et on a droit à trois, quatre feux d’artifice chaque soir sur cette plage énorme.

Celle-là est orientée plein ouest, il y a donc de merveilleux spectacles de coucher du soleil :

plage le soir

le soleil se couche

Je me laisse bercer par ce lent rythme des jours.

Je quitte avec regrets cette plage pleine de vie et sympathique.

Le retour vers Yangon, que je vais devoir quitter pour Bangkok 2 jours plus tard, se passe en confort avec un bus moderne et airconditionné – hélas, avec des DVD d’humour bamar et des clips vidéo de rock bamar, si !-ça existe, aussi.

Yangon est très animé ce weekend : c’est le weekend de l’ « Union ». N’importe l’occasion, on fête.

14/2

Ce matin, j’ai pu ajouter quelques « rangées » à mon tricot de blog par le simple truchement de passage en protocole sécurisé.

Après, c’est justement l’heure d’un bon petit plat de nouilles Shan au « 999 ». Ils commencent à me connaître par là…

Au retour à l’hôtel, je passe par la rue de la Sule Paya – elle est toujours « emballée » pour redorure de la coupole – et remarque la folle façade de la caserne des pompiers :

les pompiers du centre ville

Je me dépêche de rentrer, il fait vraiment trop chaud sous le soleil du delta.

Plus tard dans l’après-midi, je bouquine et chiffonne un peu sur la rue Bogyoke (rue du grand marché) et m’assois pour siroter un excellent thé. Là, les gars qui servent me reconnaissent et me font la fête. Ils sont rapides et efficaces, tout en rigolant : sympa !

Le soir, je mange avec Philippe, un Niçois, dont j’ai fait la connaissance à Chaung Tha. Même à Yangon, après 9h, on commence à ranger tout et enrouler les trottoirs pour la nuit. Nous allons nous coucher tôt dans nos hôtels respectifs.

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Bagan

2/2

journée de visite  1

Ma carriole m’attend à 9h pile devant l’hôtel. Avant de partir, j’avais plusieurs choses à régler :

– petit déjeuner,

– me faire ouvrir ma chambre,

– vider mon sac pour faire reprendre les coutures,

– commander et payer mon vol pour Yangon.

Ouf,  début de  matinée agité…

Nous partons sur la route direction sud vers le vieux Bagan.

temple en verdure

Dans ce coin, on trouve le plus grand temple de Bagan  (Gawdawpalin Pahto et un temple avec des peintures murales très anciennes (Htilominlo).

peinture murale

Ensuite, je laisse mon carosse et fais le tour d’Ananda et de son marché, très populaires.

marché devant Ananda

Ananda majestueux

 

Ce temple s’élève autour de quatre bouddhas regardant dans des directions opposées. Ici, l’un d’eux de côté.

bouddha

Je rejoins mon équipage non sans prendre un petit thé pour me réhydrater.  Ensuite nous allons vers les rives de l’Ayrawaddy où on trouve le Bupaya, un chedi tout doré

Bupaya

Un autre intérêt de ce  lieu est la plateforme de Bupaya qui surplombe le fleuve et permet de reprendre ses forces en contemplant ce panorama tranquille.

Irawadi

Nous quittons ensuite le site du vieux Bagan et allons au village de Myinkaba pour  un repas et pour visiter un atelier de laques. Pour le premier, ça sera un plat d’excellentes nouilles Shan (nouilles de riz épaisses avec une sauce bien goûteuse), le dernier nous révèle les secrets de fabrication de ces récipients à la décoration complexe – techniquement c’est également complexe et les plus élaborés demandent 17 couches de laque et 8 mois de séchages intermédiaires.

fabrication de laques

J e visite un dernier temple avant de rentrer à l’hôtel. Il a une façade très élaboré :

facade de temple

A l’intérieur on trouve des images du bouddha assez saisissants :

petit Bouddha

bouddha bienveillant

deux Bouddhas en or

La chaleur dans la plaine devient maintenant insupportable et nous rentrons.

Le soir, le restaurant, qui  est censé de nourrir pas seulement les gens mais également l’internet, se montre adéquat en ce qui concerne ma nourriture (poulet cajou) mais déclare forfait en ce qui concerne la connexion. Depuis Mandalay je n’ai pas pu consulter mes messages et vu l’accès au site de l’hébergeur de mon blog fermement interdit : si on avait ce type de censure chez nous, il y aurait bien moins de bêtises qui flottent sur le net.

– Access denied –

C’est le message que m’envoit la censure birmane la plupart du temps quand j’essaye d’éditer mon journal. Certaines images qui ont été bizarrement altérées et le reste de mon journal du Myanmar ont été mis en ligne après mon retour en Thailande.

3/2

jour de visite 2

Ma visite débute aujourd’hui par le groupe de temples près du village Minanthu (Thambula, Payathonzu, Tayok Pye et Leimyethna Paya). Ce groupe se trouve à l’est de la plaine centrale.

détail des coupoles

assez imposant

Il est encore assez tôt et il y a peu de visiteurs : le calme !

Au vu de plusieurs minibus arrivant avec leur trainée de poussière, nous nous engageons vite fait dans un chemin de traverse qui nous mène en direction du vieux Bagan. En cours de route, on a de très belles vues sur les temples de la plaine

groupe de temples

une autre vue

Nous nous arrêtons à un temple à la façade très richement décoré

détail de corniche

Un autre me frappe par son statuaire très varié

côte à côte

émouvant bouddha couché

De temps en temps on a une belle vue sur un temple tout blanc

soleil du matin

splendeur

Un autre temple possède des peintures murales en bon état qui rappellent un peu certains thèmes d’Angkor

peintures murales très variées

Il est l’heure d’aller se sustenter et rallier l’hôtel après une autre visite dans un atelier de laques.

4/2

jour de repos.

5/2

Ce matin, c’est la visite unique de la pagode Shwezigon, située dans mon village, Nyaung-U et facilement à joindre à pied. Je dois dire que cette pagode est plus belle de loin avec son chédi tout doré

A l’intérieur, vu la facilité d’accès, c’est la foire…

Je rentre et me repose un peu en vue de l’expédition prévue pour ce soir : Bagan au coucher du soleil.

Nous partons en trishaw vers les 5 heures direction du temple Puleda. Ce temple, conique, à trois plateformes supportant la stupa, est un peu moins « peuplé » que d’autres sites « coucher », plus faciles d’accès. Il offre une belle vue sur la plaine.

A côté, on a aussi le choix de l’horrible tour qui s’élève au-dessus d’un complexe « super-hôtel ». Cette tour, qui a value à Bagan la déclassification UNESCO, jure avec le style architectural des temples : un cylindre vitré, enveloppé en biseau par un tube en briques – bizarre.

Je grimpe (difficilement, escalier de temple oblige) au troisième niveau et j’attends avec une vingtaine d’autres adorateurs de coucher de soleil-une occupation à temps partiel-que le coucher arrive.

Les temples luisent au lointain, moitié estompés par les brumes du soir

le jour se termine

Enfin, le soleil rejoint les collines de l’autre côté de l’Aeyarwaddi et disparaît très vite, ne colorant le ciel que très peu vu l’absence de nuages qui donneraient une ambiance plus dramatique

coucher de soleil (encore un...)

Et puis nous rentrons. Je me couche tôt parce que je dois prendre l’avion pour Yangon de bonne heure demain matin.

 

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Monywa

2 8/1

Monywa

Très tôt, à 5h, j’embarque sur le bus pour Mandalay. Non sans regretter la charmante ville de Hsi Paw. Le bus est confortable, bien suspendu et pas trop bruyant, idéal pour continuer mon sommeil interrompu.

Je me réveille en temps pour vivre la traversée du chasme de Gokteik que j’ai déjà traversé en train en venant. De loin, on aperçoit une épaisse couche de nuage qui « coule » comme une rivière dans ce « lit » de 200m de profondeur.  Contrairement au train dont le tracé descend en larges boucles jusqu’au viaduc (106 m de haut) côté sud et regrimpe par deux sections de tunnel côté nord, la route est obligée de descendre jusqu’à la rivière par des lacets à couper le souffle (env. une quinzaine). Heureusement, notre conducteur était supercalme et négociait lacets, croisements et dépassements des mastodontes de camions avec une élégance exemplaire.

Nous arrivions sans problème un peu avant 11h à Mandalay. Le train mettait pour 2/3 de la distance facilement 8h.

Ayant rejoint mon hôtel en trishaw, vélo avec un siège face à la route (et éventuellement un siège de dos…),  javais pitié avec ces braves pédaleurs qui se font lentement supplanter par les 4X4, les motos et les « taxis bleus » (vue typique des rues de Mandalay,  pick-up 2-temps de marque Mazda, on n’en voit qu’ici…), je me restore chez Mann, le chinois du coin, et complète ensuite ce qu’il me faut comme sommeil.

29 /1

Je monte dans un joli bus jaune qui m’amènera à Monywa, mais pas tout de suite. On sillonne d’abord les rues de Mandalay pour le remplir tout à fait. Enfin, on met le cap sur l’ouest, sans oublier les arrêts en banlieue. On passe comme ça près de 4 heures pour 85 km…

La route, bosselée à souhait, est ombragée par des rangées d’arbre et on traverse ainsi les plaines sans être  gênés par le soleil. Je sommeille un peu, il n’y a rien à voir sauf des champs à perte de vue.

A Monywa, j’ai failli rester dans le bus et arriver qui sait où.  Ici, les touristes européens sont rares et presque personne parle l’anglais. A force de questionner tout le monde sur l’endroit où nous sommes, j’arrive à établir « statistiquement » que c’est bien Monywa. Je descends vite fait.

Un conducteur de trishaw connait mon hôtel et m’amène doucement au Shwe Taung Tarn en bravant une circulation exubérante et très anarchique. Nous nous arrêtons au nord d’un imposant temple qui semble former, avec le vieux marché  et une tour d’horloge richement décorée, le centre d’activité de la ville.

un magnifique "clock tower"

Mon hôtel, est convenable – quoique l’accueil soit un peu froid comparé à celui,  souriant, dans d’autres autres endroits. Ils ont un restaurant, carte chinoise, qui semble cependant un peu cher mais de bonne qualité.

Le reste de l’après-midi, je me promène en ville et passe un moment à admirer la rivière Chindlwin et les montagnes au lointain. Ensuite, je me mets à la recherche d’une bonne pâtisserie, mais elle est si bien cachée ou mon plan de la ville si imprécis, que je reste bredouille. Tant pis, ça sera pour un autre jour. Je trouve mon petit goûter ailleurs : du thé au lait et une crêpe épaisse que l’on fait cuire des deux côtés dans une poële avec un récipient rempli de braises posé par-dessus. Saupoudrée de sésame, de sucre et de cocos, elle est délicieuse.

30/1

Ce matin, j’ai rendez-vous avec un gars en moto pour aller voir la cave aux milliers de bouddhas. D’abord, je suis obligé de passer par la pharmacie : j’ai une bonne tourista et il me faut un traitement adéquat. Ce petit détail réglé, nous partons en évitant la mafia du bac qui braque les touristes de façon grave. Nous prenons le pont sur le Chindlwin en faisant quelques km de plus.

La première halte est un site de production de cuivre artisanal : Les paysans de ce coin ont vu leurs champs de tournesol empoisonnés par les coulées répétées de boues toxiques venant d’une mine de cuivre très sale : Bravo à l’industriel Canadien qui produit ainsi du cuivre à prix de revient ridicule au mépris des gens du pays et de toute règle écologique…

une exploitation modèle

On a une impression de paysage lunaire.

Les fermiers, n’ayant plus de terres agricoles – pas de dédommagement non plus, évidemment – se sont aperçus que ces boues contiennent encore beaucoup de sels de cuivre.

une mini-mine de cuivre

du sel de cuivre

Ils enrichissent le contenu en cuivre un peu comme les paludiers de Guérande. La sauce est enfin recueillie dans des bacs isolant, construits avec des bâches en plastique. Le cuivre se dépose alors sur de boîtes de lait condensé en  échange avec le fer qui va en solution.

Des boîtes, il ne reste que l’étamage à la fin. Le soir, le cuivre est fondu, le fer restant oxidé et l’étain se met où ? Qui sait…

le lait condense - ca sert

le lait condensé - ça sert

Un « oeillet » rapporte environ 10€ au prix d’un travail pénible dans les boues pas très bonnes pour la santé.

Arrivés à la cave des mille bouddhas, je n’ai pas eu le courage de les voir tous ni les compter, je commence à souffrir sérieusement de la chaleur : il faut s’hydrater en conséquence. Vu que les bosses de la route m’ont également déclenché un mal de dos, on organise un massage au monastère pour après la visite.

Sur les siècles, les caves se sont constamment agrandi et on voit de belles sculptures en bois, des sculptures à même le rocher et des peintures murales très anciennes.

le rocher des caves

sculpture

bouddhas

muraux

Maintenant, très vite, je n’en peux plus, j’ai la tête qui tourne : ombre et boisson, vite !

Ensuite, le massage dans la salle d’ordination du monastère m’a fait un bien énorme et j’ai pu envisager les épreuves du chemin de retour.

J’ai tout de même beaucoup aimé cette excursion,  dont je retiens la vue sur le Chindlwin, les routes ombragées par des Banyan et le site du temple des caves.

A l’hôtel, je traite ma tourista et ce début d’insolation et me mets au lit pour un sommeil réparateur.

31/1

Je passe la journée à récupérer : le début d’insolation et la tourista. Ensuite, j’essaye de mettre mon blog à jour. Peine perdue : Les sites de blog sont très mal vus par les autorités, on le comprend… Ces sites sont donc systématiquement bloqués par la censure. Il me faudra un génie informaticien pour me créer un tunnel par lequel mes quelques lignes de nouvelles peuvent passer anonymement. A Monywa, il ne faut pas y penser.

Je cherche encore un bout de temps la fameuse « cake world », elle reste introuvable… Alors, juste un thé au lait épais…

1./2.

Je me mets en route pour Bagan : Il y a deux étapes principales, en bus jusqu’à Pakokku (soulèvement des moines, il y a deux ans). Le trajet prend bien 4 h bien tassées. En gros, c’est un vieux bus HINO et des routes épouvantables. Puis, fin de la route ici et poursuite du voyage par bateau. 3 h de plus, au moins, cela ne chahute pas…Enfin, un petit amassement de stupas nous annonce la fin du voyage : Nyung-U, tout proche des sites de Bagan. Mon hôtelier m’a envoyé un gars en Trishaw. Le marchandage transport est évité. Il fait très chaud à 16h et je plains le pauvre gars qui pédale.

Le soir, je vais manger à un restaurant internet. Manger et essayer un contact avec le monde n’est pas une mauvaise idée. Hélas, la connexion est tellement mauvaise que je dois me rabattre sur un poulet aux cajous et du riz. On verra demain ?

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Le Pays Shan

23/1

Pyin-U-Lwin

Après un sommeil réparateur – le pont d’U-Bein est long et la balade, plaisante, sur Ava, m’a tout de même fatigué. Il faut bien faire avec l’age que l’on a… –  je prends un taxi partagé pour Pyin-U-Lwin. La route vers les montagnes Shan est agréable et, ma foi, en pas si mauvais état. Intéressant : elle est a 4 voies, mais séparées. C’est à dire que les deux moitiés utilisent par moments deux flancs de montagne différents. Ça grimpe pas mal et la température baisse en conséquence. Quand je descends au « Grace Hotel » je suis obligé de mettre une petite laine. Le staff de l’hôtel est très aimable et me renseigne gentiment sur ce que je pourrais visiter demain.

Pyin-U-Lwin était du temps des « British » la résidence de montagne qui permettait de fuir un peu la chaleur des grandes plaines. Il en restent quelques traces sous forme d’hôtels de style Cannes ou Nice. Il y a une université militaire ici, il ne faut donc pas photographier n’importe quoi sous peine d’ennuis certains. Il y a quelques pagodes et des cascades à visiter. Demain je vais louer une moto pour vadrouiller librement.  Mais qu’il ne fait pas chaud ! Jestime la température à un petit 10 C°, le tout sous un soleil brillant.

24/1

Je pars de pas trop bonne heure vers les cascades Anisakan  qui se trouvent quelques km à l’ouest de la ville, c’est à dire bien plus bas sur la route de Mandalay. Il y a un panneau que l’on peut pas louper. Un petit bout de route à droite et on arrive au point où il faut abandonner la moto.

Les premiers cent mètres me prouvent que cela ne va pas être de la tarte : c’est très en pente et rocailleux. La guide m’annonce ¾ d’heure de descente – je n’ai qu’a doubler ce temps et prévoir 2 à 3 heures pour la remonté. Si, toutefois le bonhomme arrive encore à grimper…

Trois  gentilles demoiselles m’accompagnent et m’aident beaucoup dans les passages difficiles. Même le massage des guibolles fait partie de leurs attentions.

mes guides

Le chutes sont d’une très grande beauté et d’une hauteur impressionnante. Ça  vaut largement l’effort de la descente.

la cascade d'Anisakan

le bassin de réception

Je me repose un bon moment, une fois arrivé en bas. On est tout seuls  au début, mais peu après notre arrivée, d’autres aventuriers arrivent : un groupe d’européens et deux familles (nombreuses) de Birmans. Ces derniers commencent de faire la cuisine toute de suite. Ils sont tous de nature rieuse et, ce sont des Shans, ont le visage rond que l’on retrouve aussi en Chine du sud. On me fait goûter le vin de fraises – Piyn-U-Lwin est fameuse pour sa production de fruits de tout genre – il n’est pas mauvais et très peu sucré, plutôt sec.

Il est temps de penser à la montée  que je redoute ayant fait la descente.

Pour tout dire, j’ai réussi tout juste et avec maintes arrêts pour retrouver mon souffle. C’était la dernière fois que je fais une telle excursion, ce n’est plus de mon âge.

Deux filles de l’hôtel qui sont venues en bicyclette ont du renoncer au tronçon de route qui ramène d’Anisakan vers Pyin-U-Lwin. Je leur ai trouvé un transport, filles et vélos.

Arrivé à bon port enfin, je me nourris d’un plat de nouilles Shan et fais une longue sieste.

Le reste de l’après-midi, je me promène un peu dans la vill – avec ma motocyclette bien sûr, pas un pas de plus aujourd’hui.

25/1

Hsi Paw

Je prends le train pour monter un peu plus dans le pays Shan. C’est plutôt un tortillard qui nous berce de façon inquiétante.

Le plateau Shan est coupé par une très profonde gorge (Pommier, on se retient!) ; Les anglais qui voulaient arriver vite fait un peu partout – ils ont le sens pratique- ont érigé un monstre de viaduc qui, pendant longtemps, était le deuxième pont de chemin de fer le plus haut et le plus long. Il a aujourd’hui un peu plus que 100 ans et se porte plutôt bien, malgré le manque d’entretien. Il est vrai que notre train le traverse au pas. C’est absolument grandiose.

Il est près de 15h lorsque notre petit train entre enfin dans la gare de Hsi Paw.

L’hôtel de Mandalay m’a réservé une chambre chez « Mr. Charles » et je suis très bien tombé ! Tout le monde est aimable et je me sens tout de suite comme chez moi.  Hsi Paw étant à plus faible altitude, il fait très bon – tant mieux.

J’ai encore le temps de faire une petite promenade en ville avant de dîner. Tout est encore authentique. Un seul bémol : Ils sont en train de construire un nouveau pont sur la route de Mandalay-Lashio et tout le trafic des poids lourds passe par le centre ville. C’est temporaire. Depuis le café de la maison noire (une vieille maison en teck sur la rivière) on a une vue magnifique sur la rivière et les montagnes environnantes.

vue sur les montagnes depuis la "Black House"

Je me couche tôt, n’ayant pas encore tout à fait récupéré depuis mon escapade d’Anisakan. Je passe une très bonne nuit et sans les crampes que je redoutais…

25/1

Avec ma moto louée, je mets le cap sur les « hot springs » de la région. L’eau chaude d’une source est captée de la façon la plus simple dans deux petits bassins – presque en pleine nature.

Messieurs et dames dans deux bassins séparés

Au retour je m’arrête à deux temples intéressants. Un, de forme moderne

Un autre, très bien placé en surplombant la route, est très imposant.

De retour à Hsi Paw, je profite en chemin pour l’hôtel pour déjeuner chez « Mr. Food ». Cuisine simple, plutôt chinoise, et de goût agréable.

Sieste ! L’eau chaude ça fatigue.

Vers 16h, je me mets en quête du temple du bouddha en bambou (laqué) et des stupas qui l’entourent. Je me suis trompé de chemin plusieurs fois, mais finalement arrivé à bon port. Le champ de stupas, appelé « petit Bagan », un peu à la légère, est généralement en très mauvais état. Les briques s’effondrent et le stock est ébréché. Mais l’allure générale n’est pas sans charme :

Little Bagan

monastère

Je n’ai pas pu photographier le bouddha en bambou, car il y avait des moines en méditation. J’ai trouvé un autre d’allure presque juvenile dans un écrin voisin :

Bouddha

C’est le coucher de soleil et je rentre.

27/1

Aujourd’hui, je vais juste me promener un peu dans le village. Il y a un très grand marché. Les fruits et légumes vendus ressemblent pas mal à nos marchés. Le climat est proche du nôtre.

Demain, je vais prendre le bus pour le retour dans les plaines chaudes et Mandalay.

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